Roselyne CHAUVIN

OCEANA – Journal de Bord – Semaine 2

Une situation stressante

Cette deuxième semaine, c’est la première séance d’activité, c’est à dire la confrontation à une situation de stress. Nos deux classes pilotes travaillent en binôme. Les élèves réalisent des présentations orales (à propos d’un talent) et se filment, puis les vidéos sont envoyées à l’autre classe. 
… Donc des enfants inconnus, de l’autre bout de la France, vont visionner leurs vidéos, de quoi amener un peu de stress autour de cette activité (si déjà faire une présentation orale devant ses camarades ne l’étaient pas assez). 
Ensuite on analyse les prestations : Comment s’est comporté le jeune de l’extérieur et comment s’estil senti pendant la présentation ?

Isabelle

Bonjour,

Le programme a démarré en CM2.

Dans un premier temps, les élèves ont signé la « Charte de bonne conduite de la classe » que chacun adoptons : respecter la parole de chacun, se prêter à la règle du silence, féliciter quelqu’un pour ce qu’il a accompli sont des points mis en avant.

Dans un deuxième temps, quelques élèves se sont lancés pour présenter leur(s) talent(s). Les élèves ont fait remarquer qu’il était encore plus stressant le fait de savoir que le film réalisé allait partir dans une autre classe.

« L’exercice oralisé demandé est plus facile à dire qu’à faire ».

Isabelle

 

Caroline

Bonjour,

Voilà, nous sommes soulagées d’avoir bien commencé le projet.
Nous avons commencé par la lecture de la charte de bonne conduite. Les élèves se posaient beaucoup de questions. Mais pourquoi ? A quoi ça sert ? Les élèves étaient tellement excités lorsque j’ai annoncé que nous allions travailler avec une classe de Paris qu’il a fallu les canaliser à plusieurs reprises. Dans l’ensemble la séance 1 a été un succès. Le fait de savoir que des élèves « inconnus » allaient regarder nos vidéos de présentation a définitivement fait émaner une tension palpable.

La présentation du talent s’est vite transformée en présentation des « activités extra-scolaires ». Mais les remarques expliquant « ce que j’ai ressenti » et « ce que nous avons observé » ont tout de même été pertinentes. Le mot stress a émergé très rapidement.

Quatre élèves ont fait leur présentation devant tout le monde, les autres se sont filmés par deux. Nous avons hâte de voir les vidéos de l’école parisienne.

Vivement la semaine prochaine !

OCEANA – Journal de Bord – Semaine 1

Entre le 19 et 28 september 2016, Caroline et Isabelle (et Claire) ont pu faire remplir les questionnaires initiaux du programme OCEANA. Il était question de tester la concentration, l’empathie, ou encore la perception des émotions des élèves. 

 Rectifications
Les premières adaptations se sont fait sentir très vite :
  •  l’idée d’aider les élèves à répondre grace à des pictogrammes représentant l’échelle de Likert (5 points entre je ne suis pas d’accord et je suis d’accord) a été un succès. 
  • Certaines phrases ont également eu besoin d’explicitation. Les deux maitresses ont choisi de lire les questions à l’oral et de les reformuler au besoin. Pour éviter que cela n’influence les réponses des élèves et pour être sur de toujours bien parler de la même chose, nous souhaitons par la suite définir les exemples à developper pour expliciter les questions.
  • La dernière chose à modifier pour la suite sera de réaliser une version numérique pour gagner du temps sur la récolte des données. 
 Impatience
Les CE2 (de Caroline) et les CM2 (de Claire et Isabelle) ont réussi, il nous reste à voir comment vont se comporter les CP. Seulement 3 des 5 questionnaires (les plus simples) seront réalisés avec eux. 
Malgré tout, les CE2 ont démontré une grande difficulté à comprendre les questions en ce début d’année, ils sont encore de grands CE1. A voir donc par la suite si cela est du à un manque de connaissances de leurs emotions, états physique et mentale ou si cette difficulté va disparaitre déjà après la partie théorique du programme. 
Il serait tentant d’aller voir les résultats, mais cela pourrait influencer le comportement des enseignantes pour la suite du programme. Patientons donc !

Donders Innovation Voucher

Cogni’Junior a le plaisir d’annoncer que le programme OCEANA est soutenu par le Donders Institute, un acteur majeur internationale des recherches en sciences cognitives.

Le Donders Institute pour le cerveau, la cognition et le comportement est un centre de recherche de classe mondiale basé au pays-bas (Nijmegen) dévoué à la compréhension des mécanismes sous jacent à la cognition humaine et le comportement sain et pathologique. L’institut regroupe plus de 600 chercheurs de plus de 35 pays qui partagent le même but commun de contribuer à l’avancement des recherches autour du cerveau, de la cognition et du comportement et d’améliorer la santé, l’éducation et la technologie en utilisant des techniques avancées. Les missions de l’institut inclus la conduite de recherche interdisciplinaire d’excellence à l’interface unique des processus génétiques, moléculaires, et cellulaires d’un côté et computationelle, des analyses des neurosciences du comportement et de la cognition au niveau des systèmes d’un autre côté. Quatre thématiques de recherches sont étudiés:

Langage et Communication
Perception, Action et Controle,
Plasticité and Mémoire
Réseaux cérébraux et communication neurorale

Les recherches conduitent à l’institut ont des applications potentielles et des bénéfices sociétales dand des domaines clés :

Education
Santé
Technologie
Alimentation

En valorisant l’impact societal du Donders Institute, le program OCEANA a été récompensé d’une bourse d’innovation du Donders (Donders Innovation Voucher).
Spécialement, le Donders soutient la création d’une version physique du kit Cogni’Learner, finance le pilote de l’expérience (OCEANA année 0) et finance la création d’une vidéo de présentation. Le but est de distribuer le kit au sein du système d’éducation Néerlandais.

Le kit contiendra:

Une clé usb avec tous les documents d’enseignement en néerlandais, français et anglais:
– un conte expliquant comment les neurones fonctionnent (mimi la microglie),
– une série de BD sur la mémoire, l’attention, les émotions, l’empathie, le stress et les fonctions exécutives, expliquant la physiologie et neurologie derrière ces fonctions et comment les contrôler
– deux livres (enseignant et élèves) avec les documents pour réaliser la séquence d’apprentissage
deux indispensables jeux inventés spécialement pour le kit physique en mousse coupée au laser :
– un puzzle du cerveau,
– un set de 10 neurones interagissant les uns avec les autres.

OCEANA : évaluation du programme

Nos questions :

Détecter un état de stress, de manque de concentration ou un état émotionnel n’est pas inné, cela s’apprend. Pour travailler sur l’amélioration de ses états, il faut déjà que l’enfant soit capable de percevoir son état mental.

Dans le programme OCEANA, nous nous intéressons à la capacité de transfert de ces connaissances, c’est à dire, est-ce que l’enfant peut devenir autonome dans sa régulation mentale ?

Pour cela, le programme cherche à répondre à plusieurs questions :

  • du côté de Charlotte Cherel : est-ce que l’utilisation d’objet physique facilite la réalisation d’exercices de présence attentive en autonomie ? C’est à dire est ce que les enfants vont détecter qu’ils ont besoin de se détendre/destresser/concentrer et vont réaliser des exercices de mise au calme ? Et surtout, vont-ils le faire plus souvent grâce aux objets.
    Pour tester cela, nous verrons avec les classes qui souhaitent utiliser les objets et demanderons une utilisation une semaine sur deux. Avec l’aide du questionnaire d’évaluation des activités (présenté ci-dessous), nous regarderons si les enfants font plus d’exercices de présence attentive pendant les semaines avec objets ou non.
  • du côté du kit d’enseignement proposé par Cogni’Junior : comment évolue la perception des émotions, de l’état de stress et de l’état de concentration chez les enfants après un apprentissage théorique de ses concepts et après les exercices de mise en pratique ? Qu’est ce qui influence une meilleure détection ou une amélioration de la détection de ses états ?
    Pour tester cela, nous utiliserons des questionnaires validés par des études précédentes de psychologie cognitive, pour établir les « paramètres de l’enfant », c’est-à-dire s’il détecte a priori plutôt bien ses émotions, s’il a tendance à stresser, s’il se concentre facilement, et nous combinerons ses informations avec les réponses aux questionnaires d’évaluation des activités. Nous étudierons comment évolue l’évaluation de leur état mental au cours du temps.

Les questionnaires :

  • 5 questionnaires réalisés 3 fois dans l’année : avant le début et après l’enseignement, puis quelques mois après la fin des activités.
    Ces questionnaires nous permettent de définir les capacités de chaque enfant. Le fait de la réaliser plusieurs fois, permet déjà d’estimer comment l’enfant change avec la théorie (apprentissage des neurosciences) et la pratique, puis de vérifier que l’effet si existant persiste.

    • quotient de compassion envers soi [stress/régulation des émotions] : 12 questions
    • effort de contrôle / attention/inhibition [concentration] : 12 questions
    • quotient empathique [régulation des émotions] : 20 questions
    • rêverie [concentration], le seul créé en partie par l’équipe/sans validation préalable : 11 questions
    • stress chez l’enfant [stress] : 21 questions
  • questionnaire d’évaluation des activités (voir image en dessous) : ce questionnaire sera réalisé le plus souvent possible (au moins une fois par semaine), après des activités différentes. Il permettra d’établir un lien entre : la facilité, l’effort, l’humeur, la motivation, la concentration, la rêverie, l’intérêt/la curiosité et le stress et de voir si cela influence la pratique autonome des exercices de régulation mais surtout si le rapport à l’activité change avec le programme OCEANA.
    Par exemple, un enfant qui n’aimerait pas spécialement les mathématiques, pourrait évaluer une activité de mathématique comme plutôt difficile et avoir tendance à rêvasser et ne pas trouver l’activité très intéressante au début de l’année. On peut imaginer qu’une activité difficile sera plus tard jugée plus intéressante car l’enfant rêvassera moins et se découvrira mettre plus d’efforts à la tâche. Mais ce n’est qu’un exemple.
  • questionnaires d’utilisateurs : réalisés pour améliorer notre approche, provenant des enseignants mais aussi des élèves.

OCEANA : les références

Retrouvez toutes nos lectures autour de la construction du programme OCEANA:

View my Flipboard Magazine.

Les questionnaires :

Voici une liste de questionnaires utilisés en recherche pour étudier la méditation et l’éducation à travers la littérature. Si vous souhaitez en utiliser, vous devez vérifier la liberté d’utilisation (licence), si le questionnaire a une utilisation clinique ou scolaire ou autre : les questions peuvent être orientées et ne pas être adaptées à votre étude et peut être si il existe une version française validée. Souvent vous pouvez également trouver des versions longues ou courtes. Enfin vérifiez que les questions sont adaptées à votre groupe d’âge (complexité des questions).

Pour plus d’info

AFTCC : Association Française de Thérapies Cognitivo-Comportementales

Laboratoire INSERM Research Center for Epidemiology and Biostatistics de l’Université de Bordeaux : Etude en cours pour évaluer les effets de la méthode « L’attention, ça marche ! » sur la réussite scolaire et le bien-être des enfants à l’école.

Adèle DIAMOND

Références principales (voir autres questionnaires et mesures utilisés)

Dans la littérature nous nous sommes penchés sur la revu de SA Krawietz

Flook, L., Goldberg, S. B., Pinger, L., Davidson, R. J. (2015). Promoting prosocial behavior and self-regulatory skills in preschool children through a mindfulness-based Kindness Curriculum. Developmental Psychology, 51(1), 44–51. http://doi.org/10.1037/a0038256

Mendelson, T., Greenberg, M. T., Dariotis, J. K., Gould, L. F., Rhoades, B. L., Leaf, P. J. (2010). Feasibility and Preliminary Outcomes of a School-Based Mindfulness Intervention for Urban Youth. Journal of Abnormal Child Psychology, 38(7), 985–994. http://doi.org/10.1007/s10802-010– 9418-x

Schonert-reichl, K. a, Oberle, E., Lawlor, M. S., Abbott, D., Thomson, K., Diamond, A. (2015). Enhancing Cognitive and Social–Emotional Development Through a Simple-to- Administer Mindfulness-Based School Program for Elementary School

Children: A Randomized Controlled Trial. Developmental Psychology, 51(1), 52–66. http://doi.org/10.1037/a0038454.

Albrecht, N. J., Albrecht, P. M., & Cohen, M. (2012). Mindfully teaching in the classroom: A literature review. Australian Journal of Teacher Education, 37(12), 1–14. http://doi.org/10.14221/ajte.2012v37n12.2

Bei, B., Byrne, M. L., Ivens, C., Waloszek, J., Woods, M. J., Dudgeon, P., … Allen, N. B. (2013). Pilot study of a mindfulness-based, multi-component, in-school group sleep intervention in adolescent girls. Early Intervention in Psychiatry, 7(2), 213–220. http://doi.org/10.1111/j.1751-7893.2012.00382.x

Black S. et Fernando, R. (2013). Mindfulness training and classroom behavior among lower-income and ethnic minority elementary school children. Journal of Child and Family Studies, 23(7), 1242-1246. doi: 10.1007/S10826-013-9784-4

Britton, W.B., Lepp, N.E., Files, H.F., Rocha, T., Fisher, N.E., & Gold, J.S. (2014). A randomized controlled pilot trial of classroom-based mindfulness meditation compared to an active control condition in sixth-grade children. Journal of School Psychology, 52, 263–278. http://dx.doi.org/10.1016/j.jsp.2014.03.002

Demarzo, M. M. P., Montero-Marin, J., Cuijpers, P., Zabaleta-del-Olmo, E., Mahtani, K. R., Vellinga,  a., … Garcia-Campayo, J. (2015). The Efficacy of Mindfulness-Based Interventions in Primary Care: A Meta-Analytic Review. The Annals of Family Medicine, 13(6), 573–582. http://doi.org/10.1370/afm.1863

Diamond,A. (2010). The Evidence Base for Improving School Outcomes by Adressing the Whole Child and by Adressing Skills and Attitudes, Not Just Content. Early Education and Development, 21(5), 780-793.

Flook, L., Goldberg, S. B., Pinger, L., & Davidson, R. J. (2015). Promoting prosocial behavior and self-regulatory skills in preschool children through a mindfulness-based Kindness Curriculum. Developmental Psychology, 51(1), 44–51. http://doi.org/10.1037/a0038256

Greenberg, M. T., & Harris, A. R. (2012). Nurturing mindfulness in children and youth: current state of research. Child Development Perspectives, 6(2), 161–166.

Gu, J., Strauss, C., Bond, R., & Cavanagh, K. (2015). How do Mindfulness-Based Cognitive Therapy and Mindfulness-Based Stress Reduction Improve Mental Health and Wellbeing? A Systematic Review and Meta-Analysis of Mediation Studies. Clinical Psychology Review, 37, 1–12. http://doi.org/10.1016/j.cpr.2015.01.006

Hedges, D. W., & Woon, F. L. (2010). Early life stress and cognitive outcome. Psychopharmacology, 214(1), 121–130.

Kabat-Zinn, J. (1994). Wherever you go, there you are: Mindfulness meditation in everyday life. New York: Hyperion Books.

Kuyken, W., Weare, K., Ukoumunne, O. C., Vicary, R., Motton, N., Burnett, R., … Huppert, F. (2013). Effectiveness of the Mindfulness in Schools Programme: non-randomised controlled feasibility study. The British Journal of Psychiatry, 203(2), 126–131. http://doi.org/10.1192/bjp.bp.113.126649

Lillard, A. S. (2011). Mindfulness Practices in Education: Montessori’s Approach. Mindfulness, 2(2), 78–85. http://doi.org/10.1007/s12671-011-0045-6

Meiklejohn, J., Phillips, C., Freedman, M. L., Griffin, M. L., Biegel, G., Roach, A., … Saltzman, A. (2012). Integrating Mindfulness Training into K-12 Education: Fostering the Resilience of Teachers and Students. Mindfulness, 3(4), 291–307. http://doi.org/10.1007/s12671-012-0094-5

Mendelson, T., Greenberg, M. T., Dariotis, J. K., Gould, L. F., Rhoades, B. L., & Leaf, P. J. (2010). Feasibility and Preliminary Outcomes of a School-Based Mindfulness Intervention for Urban Youth. Journal of Abnormal Child Psychology, 38(7), 985–994. http://doi.org/10.1007/s10802-010-9418-x

Rempel, K. D. (2012). Mindfulness for Children and Youth : A Review of the Literature with an Argument for School-Based Implementation. Canadian Journal of Counselling and Psychotherapy, 46(3), 201–220. http://doi.org/10. 1080/0886571080214749710. 1 093/clipsy.bpg01510. 11 86/1477-7525-1-1010.117/153321010731162410. 1 093.clipsy/bph0771 0. 1 01 6/j.cpr.20Q5 .04.00710. 103 7/0022-3514.84.4.82210. 1080/0 16095 1080229096610. 10 16/j.chc.2005.06.00310.1111/i. 1475-35 88.2006.00430.x10.1 01 6/j.tsc.2006.06.00410. 1097/ PEP.0b013e31815fl2081 0. 1 023/B:TOTS0000022620. 1 3209.a010. 1375/bech.27. 1.110.1207/ sl5326985ep2801 410.1 11 1/1467-8721-0009910.1 11 1/0022-4537.0014810. 1 037/0022-006X.72. 1 

Schonert-reichl, K. a, Oberle, E., Lawlor, M. S., Abbott, D., Thomson, K., & Diamond, A. (2015). Enhancing Cognitive and Social–Emotional Development Through a Simple-to-Administer Mindfulness-Based School Program for Elementary School Children: A Randomized Controlled Trial. Developmental Psychology, 51(1), 52–66. http://doi.org/10.1037/a0038454.Enhancing

Sibinga, E. M. S., Perry-Parrish, C., Chung, S., Johnson, S. B., Smith, M., & Ellen, J. M. (2013). School-based mindfulness instruction for urban male youth: A small randomized controlled trial. Preventive Medicine, 57(6), 799–801. http://doi.org/10.1016/j.ypmed.2013.08.027

Snel, E. Calme et attentif comme une grenouille : La méditation pour les enfants…avec leurs parents. Paris : Arènes.

Zenner, C., Herrnleben-Kurz, S., & Walach, H. (2014). Mindfulness-based interventions in schools_a systematic review and meta-analysis. Frontiers in Psychology, 5(June), 1–20. http://doi.org/10.3389/fpsyg.2014.00603

Point scientifique – Conte 2 Mimi et le mouvement volontaire

Aujourd’hui vous avez la chance de découvrir le nouveau conte de Cogni’Junior :

Mimi et le mouvement volontaire

Nous revenons maintenant une revue de littérature numérique sur les notions scientifiques abordées dans le conte:

 

  • le cerveau à tous les niveaux :
    Ce site web est une mine d’or. Nous vous proposons le lien spécifique au mouvement, mais le site est à explorer en général.
    Vous pouvez retrouver les étapes du conte de Mimi et le mouvement volontaire avec les différentes régions impliquées dans le mouvement. C’est un parfait parrallèle avec le conte, si vous voulez une vue d’ensemble résumé.

  • un cours sur les noyaux gris centraux, un autre parlant du mouvement volontaire, un autre sur la voie motrice (au cas où quelque chose vous échappe encore)
    Si les sciences cognitives vous intéresse et que vous cherchez des mooc ou des cours pour approfondir vos connaissances, pensez à aller voir les sites comme « slideshare ». Beaucoup de chercheurs donnent des cours et certains partagent leurs slides/présentations en libre accès. Alors à vous d’explorer la toile ou les sites personnels des chercheurs qui mettent les liens vers leur slide dans la section « cours », à côté de leur publication. Si vous vous intéressez à ce que le chercheur étudie et que les articles scientifiques sont un peu trop compliqués, trop long, trop spécifiques pour vous, souvent leurs présentations sont une bonne base pour en savoir plus et avoir une présentation globale de leur sujet de recherche. Et puis … il y a plus d’image !
  • lecture plus avancée : un article scientifique sur les cellules gliales et leurs disfonctions dans le système nerveux périphérique et un autre sur les mécanismes de protection de la moelle épinière
    Il existe une grande littérature sur la voie motrice, que ce soit pour le mouvement, la représentation du mouvement ou les maladies liées aux différentes structures impliquées dans le mouvement. Si lire des articles scientifiques ne vous fait pas peur, vous pouvez chercher dans google scholar ou pubmed des articles en lien avec ce qui vous intéresse. Commencez par les « métaanalyses » ou « revue de litérature » (métaanalysis / review) qui vous apporteront plus d’informations globales et digérées que les articles spécifiques. Et si vous n’avez pas d’accès aux articles via une institution, avant de payer un article très cher et sans savoir si le contenu est exactement ce que vous voulez ou non, contactez le premier auteur (ou un des auteurs) de la liste. Vous trouverez son contact sur son site ou même sur l’article. Si vous lui demandez gentilment, il pourra vous envoyer l’article (peut être pas la jolie version du journal, mais le contenu sera le même)
  • si vous voulez en savoir plus sur Parkinson (pensez à aller voir notre BD également)
    Nous avons volontairement limité les explications sur les maladies liées à la voie motrice mais il y a un certain nombre, si cela vous intéresse, allez voir nos BD et si vous cherchez de la vulgarisation sur une maladie spécifique, vous pouvez nous contacter … nous verrons ce que nous pouvons faire

Un Joyeux Noël 2015 dopaminergique

Pour ces fêtes de fin d’année 2015, Cogni’Junior prépare quelques surprises et en voici la première.

Nous vous offrons une BD de notre série sur les maladies neurodégénératives : Parkinson.

En ces moments de temps en famille, peut être avez vous un proche atteint de cette maladie. Comment expliquer aux enfants et aux grands enfants ? Nous vous proposons une BD qui pourra vous aider et vous amuser.

En vous souhaitant un Joyeux Noël.

L’équipe Cogni’Junior

Parkinson


Cette BD a été réalisée pour une intervention à la fête de la science 2015.
 

 

 

Télécharger la BD

Licence Creative Commons Attribution

 

Rencontrer Saint Nicolas: une histoire cérébrale

C’est la Saint Nicolas aux Pays-bas, plusieurs pays d’Europe du Nord et en Lorraine et quelques autres régions francaises samedi soir. Saint Nicolas va apporter les cadeaux aux bons enfants. Avez vous été sages cette année ? Etes vous prêts à le rencontrer, et est ce que votre cerveau l’est aussi ?

Alors que ce passe-t-il dans notre cerveau quand on rencontre Saint Nicolas dans la vrai vie ?1

D’abord, le cerveau a besoin de renverser l’image qui arrive au fond des yeux sur la retine. L’oeil est comparable a une lentille d’appareil photo, ce que nous voyons est retourné.

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L’image atterit là bas, à l’arrière du cerveau. Cette région est appelée le cortex occipital parceque c’est contre un os nommé “occiput”. En Latin, ociput veut dire « à l’arrière du crâne ». Logique, n’est ce pas ?

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Ensuite, l’information visuelle est envoyé sur les côté du cerveau, juste derrière les tempes. C’est où vous pouvez trouver le cortex temporal (facile, non ?) et où les objects sont reconnus et comparés à ce que l’on connait à propose de Saint Nicolas: Un cheval blanc, un chapeau rouge, un baton, une barbe blanche … je sais, c’est Saint Nicolas!

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Bien sur, quand vous pensez à « Saint Nicolas » vous pensez probablement aussi au fait que les enfants sages auront des cadeaux et les autres auront une punition (le fouet). Ce savoir associé est remémoré par une autre partie du cortex temporal.

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Enfin peut être, vous recevrez l’un des deux: des cadeaux ou le fouet. Les presents comme les bonbons sont une récompense pour avoir été sage. Recevoir des bonbons activera les centres de plaisir du cerveau. Les manger aussi bien sûr. Quand nous recevons une récompense, nous apprenons une association positive. Plus tard, cela nous guidera notre motivation à nous conduire de la même façon : être un enfant sage.

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Cependant, une punition impliquera d’autre régions du cerveau comme l’amygdale. L’amygdale répond à la peur. Plus problématique, cela va arrêter l’activation des centres du plaisir.

C’est pourquoi enseigner avec des récompenses est meilleur qu’avec des punitions. Cela renforcent le plaisir de l’apprentissage au lieu de l’éteindre.

En fin de compte, l’histoire de Saint Nicolas a evolué et les punitions ne sont plus vraiment au programme. Peut être notre savoir sur le fonctionnement du cerveau a joué un rôle dans cette évolution de la société. Après tout, c’est déjà le cas pour les méthodes d’enseignement.

En savoir plus: 
Brain from top to bottom

 

cet article a été publié à l’origine sur le blog : donders wonders

Et si vous faisiez de la science ?

Un nouveau concept émerge dans la façon dont nous faisons de la science : les citoyens sont impliqués dans les découvertes scientifiques. C’est une situation gagnante pour tout le monde : les citoyens peuvent répondre à leur propre question et les scientifiques peuvent collecter de nouvelles données. Etes-vous intéressé par faire de la recherche ? Les découvertes prendront toujours du temps à venir mais regardons comment vous pourriez vous impliquer et aider.

Récemment, un groupe de lycées espagnols sont venus présenter à mon laboratoire, le Donders Institute, les résultats d’une étude scientifique qu’ils mènent depuis deux ans. Ces jeunes chercheurs se posait la question de si les couleurs de leur classe affectait leur attention et leur productivité pendant les cours. Encadrés par deux chercheurs du Donders Guillaume Sescousse et Mathilde Bonnefond, ces étudiants ont mis en place une expérience et après ce que c’était de faire de la recherche. Une des plus importantes choses qu’ils ont apprises fut que les expériences ne fonctionnent pas toujours comme nous le voudrions. Pour résoudre ces problèmes, accompagnés par leurs encadrants, les lycéens ont pris du recul et ont analysé la situation pour essayer d’améliorer leur expérience. Et ils ont fait ça encore et encore tout en apprenant beaucoup.

Crowd sourcing : aider les scientifiques

Ensemble, nous sommes plus fort. Cela s’applique aussi en science, votre aide est de grande valeur pour les scientifiques Par exemple, récolter des données prend vraiment beaucoup de temps. Vous pouvez rejoindre des communautés de scientifiques citoyens qui collectent des données. Il y a beaucoup de projets en cours à travers le monde qui cherchent des volontaires. Cela peut être aussi simple que d’observer son chien et de partager ses notes sur une base de données en ligne.

Répondre à sa propre question

Passez le pas, conduisez votre propre projet de recherche (avec encadrement). Une possibilité est de suivre un chercheur dans son laboratoire : les experts de votre sujet pourraient être intéressés. Essayez de rendre votre question le plus spécifique possible et peut être d’avoir une idée de comment étudier la question.

Les questions scientifiques ne proviennent pas forcement des laboratoires. Vous pouvez aussi réaliser vos expériences sur le terrain avec l’aide de chercheurs. Comme les lycéens espagnols, vous pouvez faire votre propre projet en prenant partie dans le projet européen qui fait le lien entre citoyens et chercheurs «  les nouveau comanditaires » . Les sujets recouvrent les relations entre l’aide sociale et la sclérose en plaque ou encore le lien entre la tolérance et l’amitié. Si vous êtes enseignant et voulez faire de la recherche en science cognitive dans votre classe, regardez du côté des « savanturiers du cerveau ».

Si vous avez besoin de ressources pour votre expérience, Vous pouvez trouver ce dont vous avez besoins dans les « laboratoires collaboratifs et citoyens », comme la Waag society à Amsterdam ou encore le Coglab au sein de la Paillasse à paris. Ces laboratoires sont ouvert aux citoyens et ont des noms super cools comme : hackerspace, openlab, makerspace ou encore fablab. Ils appartiennent tous aux mouvements do-it-yourself. Certains de ses labo, comme le frysklab et son bus, viennent même jusqu’à votre porte !

Donc, maintenant vous avez quelques idées de comment et où faire de la recherche. La prochaine fois (et j’espère bientôt) que vous aurez une question scientifique, tentez l’aventure, impliquez-vous. N’hésitez plus, faite de la science !

 

PLUS D’INFO

le projet de Molins de Rei

l’article que les étudiants ont publié

Guillaume Sescousse  Mathilde Bonnefond

Dognition.com

brain catalogue

Eyewire

les nouveaux commanditaires

les savanturiers du cerveaus

the waag society

frysklab

article : why question is more important that answer

article : Citizen Science: Can volunteers do real research?

coglab

Références du conte « les aventures de Mimi »/neurobiologie

L’histoire de Mimi la microglie offre une vision générale de l’univers cérébral, et permet d’aborder plus spécifiquement le rôle des glies.

Nous vous proposons ici plusieurs ressources scientifiques qui nous ont servi pour créer ce conte. Cette liste non exhaustive offre l’opportunité d’approfondir le sujet (pour répondre, par exemple, aux questions des petits curieux) et de voir les formes réelles des cellules que les dessins ne peuvent que partiellement exprimer. Retrouvez plus de références dans notre magazine :

View my Flipboard Magazine.

Le cerveau en images…

Neurone dopaminergique

> L’INSERM possède une riche banque d’images sur le cerveau, obtenues à l’aide de multiples méthodes d’imagerie cérébrale.

Un dossier porte spécifiquement sur les neurones. Un autre contient plus spécifiquement des clichés de cellules gliales (astrocytes, épendymocytes et oligodendrocytes). On regrettera cependant le manque de représentation des microglies !

> Universcience (composé de la Cité des Sciences et de l’Industrie et du Palais de la Découverte) propose une vidéo courte et ludique sur les cellules gliales

> Le Temps des Neurones, de Jean-François Ternay, docteur en Histoire et Philosophie des Sciences, est un film de 15 min montrant de manière accélérée le fonctionnement des différentes cellules du cerveau.

> La traditionnelle émission « C’est pas sorcier – Le Cerveau 1 » explique le fonctionnement du cerveau et les différentes techniques d’imagerie cérébrale. Le second volet « C’est pas sorcier – Le Cerveau 2″ approfondi des sujets plus spécifiques : l’apprentissage du langage, les mécanismes cérébraux sous-jacents à la lecture et à la prononciation de mots, la dyslexie, les différents types de mémoire, la maladie d’Alzheimer, et la question de la définition de l’intelligence.

> La toute aussi mythique émission « Il était une fois la vie » contient un épisode sur le cerveau (Episode 9, Partie 1 & Partie 2) et sur les neurones (Episode 10, Partie 1 & Partie 2). Cette approche nous semble cependant mériter une critique approfondie.

 

Articles journalistiques / Articles grand public

> Cet article de Libération, bien que datant de 1995, est précis et accessible et présente l’importance des cellules gliales dans le fonctionnement cérébral, et en particulier la communication astrocytaire.

> Cette publication l’Express explique les fonctions des 4 types de cellules gliales (microglies, astrocytes, oligodendrocytes et épendymocytes). Le vocabulaire est un peu technique.

> Ce court texte reprend différentes fonctions des microglies vues au travers du conte de Mimi.

> Cet article s’interroge sur la proportion de neurones et de cellules gliales dans le cerveau, et sur les différentes méthodes permettant de le calculer. On y apprend notamment que le ratio dépend de l’espèce et de la zone cérébrale étudiée. Ainsi, dans le cortex humain, il pourrait y avoir 3.76 cellules gliales pour 1 neurone mais, dans le cervelet, 4.3 neurones pour 1 cellule gliale.

> Enfin, l’incontournable site Internet de l’Université canadienne Mc Gill dédié au cerveau propose plusieurs niveaux d’explication pour une grande diversité de concepts et thématiques.

 

Articles scientifiques 

> Audinat, E. & Arnoux, I. (2014). La microglie : des cellules immunitaires qui sculptent et contrôlent les synapses neuronales. Médecine/Sciences, 30(2), 153-159.

Ce court article, en français, aborde les différents rôles des microglies et leurs modes de communication avec les neurones et astrocytes. Il explique ainsi comment microglies et astrocytes contribuent à la régulation synaptique.

> Allen, N. J., & Barres, B. A. (2009). Neuroscience: glia—more than just brain glue. Nature, 457(7230), 675-677. 

Cet article très abordable porte sur les fonctions des différentes cellules gliales.

> Kettenmann, H., Kirchhoff, F., & Verkhratsky, A. (2013). Microglia: new roles for the synaptic stripper. Neuron, 77(1), 10-18.

Ce papier passionnant et relativement accessible rend compte du rôle des microglies dans l’établissement des réseaux de neurones au cours du développement, mais aussi lors de la neurogenèse adulte ou du vieillissement.

> Aguzzi, A., Barres, B. A., & Bennett, M. L. (2013). Microglia: scapegoat, saboteur, or something else?. Science, 339(6116), 156-161.

Ce papier, plus technique, explique le fonctionnement immunitaire des micrgolies.

> Giuditta, A., Chun, J. T., Eyman, M., Cefaliello, C., Bruno, A. P., & Crispino, M. (2008). Local gene expression in axons and nerve endings: the glia-neuron unit. Physiological reviews, 88(2), 515-555.

Enfin, cet article traite de l’importance du rôle des astrocytes dans la communication synaptique et de la notion de synapse tripartite (contenant deux neurones et un pied astrocytaire).

 

Livres

Le Grand Larousse du Cerveau est une encyclopédie très accessible (tant au niveau de son prix que de son contenu). Elle contient de nombreux clichés et schémas du cerveau, explique les fonctions de ses différentes structures et offre de bonnes bases sur des thèmes aussi variés que la mémoire, le langage, les émotions, l’apprentissage, et bien d’autres !