Roselyne CHAUVIN

OCEANA – Journal de Bord – plasticité cérébrale et séances sur les émotions

Caroline


Séance 4-2 du 01/12 avec les CE2 de Caroline.

Le cerveau du donders est affiché sur le TBI (je ne suis pas parvenue à donner des explications aux élèves par rapport aux transmissions entre les différentes zones du cerveau mais cela a été un bon support pour recontextualiser l’histoire des neurones). Nous revenons sur le vocabulaire qui a été vu la semaine précédente. Une fois bien réactivée, nous reparlons des réseaux de neurones et nous entrons dans le détail de la synapse, des connexions électriques et chimiques. Il existe aussi des neurotransmetteurs qui sont inhibiteurs ou excitateurs : du coup on en vient à se dire que pour apprendre il faut être dans une bonne posture avoir des émotions positives et que si l’on est trop stréssé alors la connexion entre les deux neurones ne se fait pas.


Nous avons alors découpé des neurones et nous les avons collé sur un panneau pour réaliser une connexion neuronale. Nous touchons du doigt la notion de plasticité cérébrale.
A la suite de cette séance nous avons visualisé la vidéo de Céline Alvarez sur la plasticité cérébrale :

 

 

Caroline


Les élèves sont ultra-récéptifs aux différents concepts et en regardant la vidéo certains se sentent « plus intelligents » que les adultes avant de comprendre que nous devenons des « experts » 🙂


Nous terminons par la lecture du conte de Mimi durant lequel Mimi assiste à la naissance d’un neurone dans une zone bien précise du cerveau. Ah bon ! mais le cerveau continue de fabriquer des neurones ? Et oui.


Séance 4-3 du 08/12 avec les CE2 de Caroline.


Nous avons commencer la séance par la lecture de la BD neurosciences et apprentissages. Les élèves ont été heureux de voir qu’ils comprenaient parfaitement le fonctionnement des connexions entre le sneurones lorsque l’o apprend. le vocabulaire a été ré-activé et il est maintenant complètement assimilié par une grande majorité. A la suite de la lecture nous sommes revenus sur la plasticité cérébrale mais aussi l’importance de se tromper pour apprendre, l’importance de toujours se poser des questions. Nous avons terminé cette séance par la visualisation de la viédo de Céline Alvarez sur la plasticité cérébrale. Les enfants ont alors pris conscience qu’ils ont un plus grand reseau de neurones que les adultes. De nouvelles interrogations sont apparus : ah bon mais alors nous sommes plus intelligents que les adultes ? Jusqu’à ce que la vidéo explique à nous que les adultes deviennent experts grace aux connexions qui sont renforcées par la pratique, les habitudes et les répétitions. Du coup pour devenir exepert dans un domaine il n’y a pas de remède miracle : il faut s’entrainer et répéter, répéter, répéter !


Encore une belle séance qui s’est achevée. Lors du marché de Noël de l’école, j’ai eu l’occasion de discuter avec certains parents de manière informelle et tous en sont venus au fait que les enfants parlent beaucoup des neurones et du fonctionnement du cerveau à leurs parents. Ils sont « à fond » dans le projet comle on dit et on sent qu’ils se sentent vraiment concernés. Nous avons nous aussi de nouvelles interrogations : de quoi cela peut-il bien venir ? Des méthodes utilisées pour transmettre ? Du fait que l’on parle d’eux, de leur fonctionnement ? Ne sont-ils pas finalement capable de ressentir cette plasticité cérébrale au quotidien du fait qu’ils apprennent tous les jours ?

Isabelle


Les émotions, nos émotions.


Les élèves sont placés en cinq îlots de cinq et un groupe de six. Ils vont alors découvrir les six émotions à travers le jeu les décrivant.
Chaque groupe reçoit une carte « pictogramme » d’une des six émotions. Il doit dans un premier temps s’interroger mutuellement sur ce qu’elle leur évoque, puis chaque équipe exprime aux autres camarades de la classe leurs ressentis. Le nom des six émotions apparaît et sont affichées au tableau.



Dans un deuxième temps, chaque équipe en possession d’une des six émotions reçoivent deux nouvelles cartes, une « vocabulaire » avec des expressions, ou bien des synonymes, ainsi qu’une carte « histoire ». Chaque équipe va devoir composer une scénette avec les cartes reçues. La classe devra deviner de qu’elle est l’émotion pratiquée ?


Sous forme ludique, les élèves ont pu utiliser et passer en revue les six émotions.
En collectif, la classe a partagé le jeu sur les émotions. Les élèves pourront continuer à y jouer. Il sera prêté aux élèves et le jeu va aller dans chacune des maisons. Quel beau moyen de continuer à acquérir le vocabulaire sur les émotions ?



OCEANA – Journal de Bord – Début des Neurosciences

Après la présentation du stress, la transition se fait avec le cerveau. Ils étaient arrivés à la question : oui mais pourquoi on stresse ? Il est temps d’aller donner quelque base de compréhension du fonctionnement du cerveau pour voir pourquoi il est en cause et comment on pourra réduire son stress et mieux apprendre si on le comprend un peu mieux.

Caroline


Nous sommes partis de savoir comment fait-on pour prendre une trousse dans sa main. Je tend ma main. Oui mais pourquoi ? Que se passe-t-il  ? Et bien je regarde ma trousse, je décide que je veux l’attraper et donc je donne l’ordre à ma main da l’attraper. On parle alors des 5 sens.

Information envoyée aux neurones. Qu’est-ce uq’un neurone ? Les peluches circulent dans la classe et rapidement les élèves les adorent. Alors on les accroche au tableau pour que tout le monde les voit bien. Puis on décide de dessiner nos amis les neurones. Après une belle représentation de neurones, on écoute la lecture du premier chapitre de Mimi. On commence à aborder l’idée du signal éléctrique et du potentiel d’action. Mais sen est trop pour heureux, ils restent sur les dendrites, le soma, l’axone et les terminaisons synaptiques. La plasticité prévue au prochaine épisode devrait nous permettre de continuer dans ce sens.

 

Isabelle

Chez les CM2 :
Tout a commencé avec la présentation du neurone, une des cellules de notre cerveau. Notre support, les neurones peluche d’Alicia Lefevbre permettent aux élèves de visualiser les quatre parties distinctes. Toute la transmission du message est abordée de manière générale avec le message électrique.
Si le cerveau traite des informations, comment les reçoit-il ? Les portes d’entrée sont les cinq sens.
À la séance d’après, chaque élève découpe son neurone et retrouve les différentes parties. À partir de là, il est possible de créer un réseau neuronal. Chaque élève choisit de déposer son neurone à l’endroit qu’il souhaite et un réseau neuronal apparaît au mur de la classe. Les premières bases sont ainsi présentes concrètement.
Durant les deux séances suivantes, nous pouvons développer les différentes notions :
– La plasticité cérébrale,
– Comment apprend-on ? avec la nécessité de devoir répéter pour consolider l’information,
– L’activation des différentes aires du cerveau,
– La certitude que le cerveau peut apprendre tout au long de la vie.
Les élèves s’intéressent. Ils vont pouvoir communiquer leurs connaissances sur le fonctionnement du cerveau.

Ils ont plein d’idées, en voici quelques exemples :
– fabrication d’un puzzle avec les différentes aires du cerveau,
– un jeu Memory sur le vocabulaire (synapses, connexions, 5 sens, cellules…)
– avec de la pâte Fimo, et donc en volume, présentation des connexions
– un jeu avec expériences sur les cinq sens (test de vue, test gustatif… pour montrer que le cerveau perçoit des stimuli et les capte pour les traiter,
– un film avec des légos, un personnage qui se pose la question de savoir à quoi sert le cerveau ? la musique choisie est « Mission impossible ? »
– …
À la rentrée de janvier, ce travail va être poursuivi en parallèle avec le nouveau chapitre du programme qui est celui des émotions.
Chez les CP :
Le projet Neurosciences débute tout doucement. La cellule « neurone » est présentée avec le neurone peluche que les élèves ont pu manipuler en petits groupes. Ils vont pouvoir le dessiner et coller l’étiquette des différentes parties du cerveau à la bonne place .Description : SSD:Users:isabellemalet:Dropbox:Captures d’écran:Capture d’écran 2016-12-09 22.00.37.pngDescription : SSD:Users:isabellemalet:Dropbox:Captures d’écran:Capture d’écran 2016-12-09 21.56.08.png

Le rituel correspondant aux exercices d’écoute et d’attention a démarré. Le programme ne peut être segmenté de la même manière pour des enfants de six ans.

 

OCEANA – Journal de Bord – Fin des séances sur le Stress

  • Semaine 3 : arrêt sur image
Dans le programme OCEANA, on avance doucement sur la séquence d’apprentissage autour du stress. Après avoir été confronté à la situation stressante : faire une présentation orale filmée. C’est l’heure de visionner les vidéos enregistrées la semaine dernière. Les élèves sauront-ils repérer les signes du stress ?

Caroline

Bonjour,

Les élèves ont visualisé leur vidéo de présentation qui ont été diffusées à toute la classe. En se voyant en film la plupart ont le reflexe de se cacher le visage. Ils ne veulent pas se regarder. Quand je les ai interrogés sur la raison de ce reflexe, ils ont répondu qu’ils avaient honte et qu’ils n’aimaient pas se voir en vrai (chose très intéréssante, perception de soi et projection mental de son soi très différente de ce que l’on est réellement, est ce en lien avec la confiance en soi ? – est-ce que cela se travaille ? est ce que cela peut évoluer ? ). A la suite de cela les élèves ont eu en leur possession une feuille A4 avec les trois photos prises lors de la séance 1. Ils ont pris connaissance des remarques de la semaine dernière et ont du réaliser une affiche format A3 avec leur propre tableau qui récapitule les sensations ressenties mais aussi observées lors de la séance 1. Le travail en groupe est difficile pour les CE2 qui ne parviennent pas encore à travailler ensemble. Ils dessinent des cases dans lesquels chacun va mettre son commentaire individuel (pas de reflexion collective). Je n’ai pas encore regardé en détail ce qui a été écrit. Il semble difficile pour les enfants de réaliser eux-mêmes un tableau recap. Je prévois de cette semaine une  mise en commun de leurs idées et une construction d’un tableau recap pour pouvoir l’envoyer à la classe de CM2. Ils sont très impatients à l’idée de voir enfin les vidéos des autres.

 

  • Semaine 4 : la rencontre virtuelle avec l’autre classe

Caroline

Sur cette semaine 4 devait avoir lieu la séance 3. Des petits contre-temps ont fait qu’Isabelle et moi-même n’avons pas pu accorder nos emplois du temps pour discuter de cette séance. Alors je l’ai mené sans objectifs précis. Les élèves ont visualisé les vidéos de leurs camarades parisiens. Ils ont apprécié les différents accents. Nous avons relevé quelques éléments de stress en lien avec le tableau préparé en amont par Isabelle qui était bien plus complet et de qualité que celui que nous avions élaboré avec la classe de CE2. Pour l’avenir, il serait bon de séparer les éléments de stress que je peux voir, des éléments de stress que je ne peux pas voir mais que je ressens à l’interieur de moi. Ce qui a été nommé stress interne et externe. Les élèves ont terminé la séance sur la lecture des tableaux mais sans vraiment comprendre l’objectif de ce travail. Dans le futur il faudra appuyer sur l’idée de reconnaitre les critères de stress sur autrui (en regardant les vidéos), et de pouvoir les identifier et les nommer de manière à enrichir son vocabulaire.

L’heure est aux vacances mais nous entamerons dés le vendredi de la rentrée, le fonctionnement du cerveau ! Affaire à suivre.

Isabelle

Du côté de la classe de CM2, les élèves se sont penchés sur les critères du stress visible  et invisible. Cela a permis aux élèves une prise de conscience de ce que le corps est capable de percevoir de son environnement, ce que les autres peuvent voir, mais aussi ce qui ne peut pas être observé.

 

Aujourd’hui, pour les deux classes (CM2 et CE2), c’est l’heure de commencer à comprendre le fonctionnement du cerveau. Les premiers questionnements sont en place grâce à cette introduction, ils sont prêts à commencer les neurosciences.

 

 

Chez les CP, c’était l’heure des questionnaires. Ce fut difficile et long pour les plus jeunes, mais ils semblaient bien consciencieux de répondre le plus justement possible.

 

Comme dit Caroline : Affaire à suivre.

 

OCEANA – Journal de Bord – bonus

Des nouveautés dans le programme

 L’arrivée de la classe de CP
Nous avons eu le plaisir de voir démarrer une classe de CP de Paris. Ils ont donc commencé par les questionnaires. 
Un challenge pour un si jeune âge, il faut suivre la ligne pour répondre, comprendre la question. Cela prend du temps mais les enseignantes Isabelle et Marie-Odile sont motivées, impatientes de voir les résultats des questionnaires. 
Elles ne sont pas les seules, les élèves semblent aussi répondre particulièrement consciencieusement à l’exercice. Ils veulent comprendre les questions au mieux pour y répondre au mieux. Une surprise !
 Début des questionnaires d’autoévaluation
Dans les classes, les questionnaires d’ « autoévaluation de l’activité » ont été réalisés pour la première fois. Pour Caroline, ce fut après une séance de mathématique: La décomposition canonique, et chez Isabelle, ce fut après une séance de calcul mental : soustraction de nombre entier sur ardoise. 
Une surprise attendait Caroline le lundi suivant, les élèves ont réclamé le questionnaire après une autre activité, une évaluation de mathématique cette fois. Avaient-ils besoin d’exprimer leur stress ? De faire part à leur professeur de leur ressenti ? 
Et le mardi, encore. 
Maintenant Caroline est prête ! Elle a les questionnaires photocopiées dans sur le coin du bureau pour répondre à la demande. 
Chez Isabelle, les CM2 ont déjà rempli trois fois le questionnaire, c’est court et apparemment, c’est très apprécié. 
Mais sur quelle corde sensible ou du besoin tirons nous avec ces questionnaires ? 
Du côté de l’équipe, nous avons hâte d’analyser les questionnaires ! 
Jettez un oeil à quelques examples : 

Fête de la Science 2016 – Lille

 

 

 

 

 

Cette année encore, l’équipe de Cogni’Junior et de l’association Emotions Synesthètes ont eu l’honneur de participer au village des sciences de la ville de Lille.

 

Le week end du 8 et 9 octobre 2016, Amandine, Alicia et Roselyne ont assuré un stand sur invitation du laboratoire DN2M, un partenaire de longue date.


L’équipe a déployé ses 6 nouveaux puzzles, une version améliorée du memory avec un grand plateau de jeu, des cerveaux d’animaux imprimés en 3D et pour satisfaire la thématique « cycle de vie », Alicia avait sa nouvelle maquette représentant la migration neuronale. Un projet en cours qui promet de belle réjouissance autour des vidéos sur le developpement du cerveau … mais on ne vous en dit pas plus.

Deux jours intenses et en même temps, un bon retour au source !
Profitez des quelques photos de l’évènement :

OCEANA – Journal de Bord – Semaine 2

Une situation stressante

Cette deuxième semaine, c’est la première séance d’activité, c’est à dire la confrontation à une situation de stress. Nos deux classes pilotes travaillent en binôme. Les élèves réalisent des présentations orales (à propos d’un talent) et se filment, puis les vidéos sont envoyées à l’autre classe. 
… Donc des enfants inconnus, de l’autre bout de la France, vont visionner leurs vidéos, de quoi amener un peu de stress autour de cette activité (si déjà faire une présentation orale devant ses camarades ne l’étaient pas assez). 
Ensuite on analyse les prestations : Comment s’est comporté le jeune de l’extérieur et comment s’estil senti pendant la présentation ?

Isabelle

Bonjour,

Le programme a démarré en CM2.

Dans un premier temps, les élèves ont signé la « Charte de bonne conduite de la classe » que chacun adoptons : respecter la parole de chacun, se prêter à la règle du silence, féliciter quelqu’un pour ce qu’il a accompli sont des points mis en avant.

Dans un deuxième temps, quelques élèves se sont lancés pour présenter leur(s) talent(s). Les élèves ont fait remarquer qu’il était encore plus stressant le fait de savoir que le film réalisé allait partir dans une autre classe.

« L’exercice oralisé demandé est plus facile à dire qu’à faire ».

Isabelle

 

Caroline

Bonjour,

Voilà, nous sommes soulagées d’avoir bien commencé le projet.
Nous avons commencé par la lecture de la charte de bonne conduite. Les élèves se posaient beaucoup de questions. Mais pourquoi ? A quoi ça sert ? Les élèves étaient tellement excités lorsque j’ai annoncé que nous allions travailler avec une classe de Paris qu’il a fallu les canaliser à plusieurs reprises. Dans l’ensemble la séance 1 a été un succès. Le fait de savoir que des élèves « inconnus » allaient regarder nos vidéos de présentation a définitivement fait émaner une tension palpable.

La présentation du talent s’est vite transformée en présentation des « activités extra-scolaires ». Mais les remarques expliquant « ce que j’ai ressenti » et « ce que nous avons observé » ont tout de même été pertinentes. Le mot stress a émergé très rapidement.

Quatre élèves ont fait leur présentation devant tout le monde, les autres se sont filmés par deux. Nous avons hâte de voir les vidéos de l’école parisienne.

Vivement la semaine prochaine !

Les Savanturiers du cerveau – mentor 2016-2017

 en partenariat avec 

Les Savanturiers du cerveau

Parrainez des cogniticiens en herbe !

**L’Appel aux chercheurs est ouvert pour 2016-2017**

 

Vous souhaitez partager votre passion pour les sciences cognitives tout en participant à l’éducation des enfants ? Les sciences cognitives à l’école, c’est possible, mais seulement avec votre aide.

 

Cette année 2016-2017, des élèves de toute la France vont devenir des “Savanturiers du cerveau » et tenter de résoudre une question sur les sciences cognitives en menant leur propre expérience. C’est l’apprentissage par la recherche.

Mais ces chercheurs en herbe ont besoin d’un modèle.

Nous vous proposons de parrainer une classe sur son projet scientifique. L’équipe pédagogique des Savanturiers, le réseau scientifique et vous, serez là pour orienter et aider la classe et l’enseignant à mener à bien leur aventure.

Vous êtes ingénieur, étudiant ou chercheur et vous pouvez parler de mémoire, d’attention, d’émotion, de robotique, de perception, d’apprentissage, d’éthologie ou encore d’anthropologie.

Pour devenir parrain, c’est par ici :

contact :  communaute.savanturiers@cri-paris.org

savanturiers.org savanturiers@cri-paris.org

Lauréats de La France S’engage et des Investissements d’Avenir

Les Savanturiers – Ecole de la Recherche est un dispositif pédagogique développé par le Centre de Recherches Interdisciplinaires qui œuvre pour la mise en place de l’éducation par la recherche des tapis de jeu de la maternelle jusqu’aux laboratoires de pointe. Notre ambition est de doter tous les élèves et futurs citoyens de cet esprit réflexif, acharné, engagé et entrepreneur qui caractérise le chercheur.

La recherche scientifique est faite d’engagements dans des projets collaboratifs, de questionnement, de créativité, de rigueur, d’ouverture à l’international, de capitalisation des savoirs partagés, de volonté d’explorer l’inconnu et d’innover au service du bien commun. Elle est paradigmatique des qualités du citoyen engagé du XXIe siècle, car la capacité à identifier des problématiques et à poser des questions pertinentes inédites caractérise tous les innovateurs engagés, quel que soit leur domaine d’activité

OCEANA – Journal de Bord – Semaine 1

Entre le 19 et 28 september 2016, Caroline et Isabelle (et Claire) ont pu faire remplir les questionnaires initiaux du programme OCEANA. Il était question de tester la concentration, l’empathie, ou encore la perception des émotions des élèves. 

 Rectifications
Les premières adaptations se sont fait sentir très vite :
  •  l’idée d’aider les élèves à répondre grace à des pictogrammes représentant l’échelle de Likert (5 points entre je ne suis pas d’accord et je suis d’accord) a été un succès. 
  • Certaines phrases ont également eu besoin d’explicitation. Les deux maitresses ont choisi de lire les questions à l’oral et de les reformuler au besoin. Pour éviter que cela n’influence les réponses des élèves et pour être sur de toujours bien parler de la même chose, nous souhaitons par la suite définir les exemples à developper pour expliciter les questions.
  • La dernière chose à modifier pour la suite sera de réaliser une version numérique pour gagner du temps sur la récolte des données. 
 Impatience
Les CE2 (de Caroline) et les CM2 (de Claire et Isabelle) ont réussi, il nous reste à voir comment vont se comporter les CP. Seulement 3 des 5 questionnaires (les plus simples) seront réalisés avec eux. 
Malgré tout, les CE2 ont démontré une grande difficulté à comprendre les questions en ce début d’année, ils sont encore de grands CE1. A voir donc par la suite si cela est du à un manque de connaissances de leurs emotions, états physique et mentale ou si cette difficulté va disparaitre déjà après la partie théorique du programme. 
Il serait tentant d’aller voir les résultats, mais cela pourrait influencer le comportement des enseignantes pour la suite du programme. Patientons donc !

Donders Innovation Voucher

Cogni’Junior a le plaisir d’annoncer que le programme OCEANA est soutenu par le Donders Institute, un acteur majeur internationale des recherches en sciences cognitives.

Le Donders Institute pour le cerveau, la cognition et le comportement est un centre de recherche de classe mondiale basé au pays-bas (Nijmegen) dévoué à la compréhension des mécanismes sous jacent à la cognition humaine et le comportement sain et pathologique. L’institut regroupe plus de 600 chercheurs de plus de 35 pays qui partagent le même but commun de contribuer à l’avancement des recherches autour du cerveau, de la cognition et du comportement et d’améliorer la santé, l’éducation et la technologie en utilisant des techniques avancées. Les missions de l’institut inclus la conduite de recherche interdisciplinaire d’excellence à l’interface unique des processus génétiques, moléculaires, et cellulaires d’un côté et computationelle, des analyses des neurosciences du comportement et de la cognition au niveau des systèmes d’un autre côté. Quatre thématiques de recherches sont étudiés:

Langage et Communication
Perception, Action et Controle,
Plasticité and Mémoire
Réseaux cérébraux et communication neurorale

Les recherches conduitent à l’institut ont des applications potentielles et des bénéfices sociétales dand des domaines clés :

Education
Santé
Technologie
Alimentation

En valorisant l’impact societal du Donders Institute, le program OCEANA a été récompensé d’une bourse d’innovation du Donders (Donders Innovation Voucher).
Spécialement, le Donders soutient la création d’une version physique du kit Cogni’Learner, finance le pilote de l’expérience (OCEANA année 0) et finance la création d’une vidéo de présentation. Le but est de distribuer le kit au sein du système d’éducation Néerlandais.

Le kit contiendra:

Une clé usb avec tous les documents d’enseignement en néerlandais, français et anglais:
– un conte expliquant comment les neurones fonctionnent (mimi la microglie),
– une série de BD sur la mémoire, l’attention, les émotions, l’empathie, le stress et les fonctions exécutives, expliquant la physiologie et neurologie derrière ces fonctions et comment les contrôler
– deux livres (enseignant et élèves) avec les documents pour réaliser la séquence d’apprentissage
deux indispensables jeux inventés spécialement pour le kit physique en mousse coupée au laser :
– un puzzle du cerveau,
– un set de 10 neurones interagissant les uns avec les autres.

OCEANA : évaluation du programme

Nos questions :

Détecter un état de stress, de manque de concentration ou un état émotionnel n’est pas inné, cela s’apprend. Pour travailler sur l’amélioration de ses états, il faut déjà que l’enfant soit capable de percevoir son état mental.

Dans le programme OCEANA, nous nous intéressons à la capacité de transfert de ces connaissances, c’est à dire, est-ce que l’enfant peut devenir autonome dans sa régulation mentale ?

Pour cela, le programme cherche à répondre à plusieurs questions :

  • du côté de Charlotte Cherel : est-ce que l’utilisation d’objet physique facilite la réalisation d’exercices de présence attentive en autonomie ? C’est à dire est ce que les enfants vont détecter qu’ils ont besoin de se détendre/destresser/concentrer et vont réaliser des exercices de mise au calme ? Et surtout, vont-ils le faire plus souvent grâce aux objets.
    Pour tester cela, nous verrons avec les classes qui souhaitent utiliser les objets et demanderons une utilisation une semaine sur deux. Avec l’aide du questionnaire d’évaluation des activités (présenté ci-dessous), nous regarderons si les enfants font plus d’exercices de présence attentive pendant les semaines avec objets ou non.
  • du côté du kit d’enseignement proposé par Cogni’Junior : comment évolue la perception des émotions, de l’état de stress et de l’état de concentration chez les enfants après un apprentissage théorique de ses concepts et après les exercices de mise en pratique ? Qu’est ce qui influence une meilleure détection ou une amélioration de la détection de ses états ?
    Pour tester cela, nous utiliserons des questionnaires validés par des études précédentes de psychologie cognitive, pour établir les « paramètres de l’enfant », c’est-à-dire s’il détecte a priori plutôt bien ses émotions, s’il a tendance à stresser, s’il se concentre facilement, et nous combinerons ses informations avec les réponses aux questionnaires d’évaluation des activités. Nous étudierons comment évolue l’évaluation de leur état mental au cours du temps.

Les questionnaires :

  • 5 questionnaires réalisés 3 fois dans l’année : avant le début et après l’enseignement, puis quelques mois après la fin des activités.
    Ces questionnaires nous permettent de définir les capacités de chaque enfant. Le fait de la réaliser plusieurs fois, permet déjà d’estimer comment l’enfant change avec la théorie (apprentissage des neurosciences) et la pratique, puis de vérifier que l’effet si existant persiste.

    • quotient de compassion envers soi [stress/régulation des émotions] : 12 questions
    • effort de contrôle / attention/inhibition [concentration] : 12 questions
    • quotient empathique [régulation des émotions] : 20 questions
    • rêverie [concentration], le seul créé en partie par l’équipe/sans validation préalable : 11 questions
    • stress chez l’enfant [stress] : 21 questions
  • questionnaire d’évaluation des activités (voir image en dessous) : ce questionnaire sera réalisé le plus souvent possible (au moins une fois par semaine), après des activités différentes. Il permettra d’établir un lien entre : la facilité, l’effort, l’humeur, la motivation, la concentration, la rêverie, l’intérêt/la curiosité et le stress et de voir si cela influence la pratique autonome des exercices de régulation mais surtout si le rapport à l’activité change avec le programme OCEANA.
    Par exemple, un enfant qui n’aimerait pas spécialement les mathématiques, pourrait évaluer une activité de mathématique comme plutôt difficile et avoir tendance à rêvasser et ne pas trouver l’activité très intéressante au début de l’année. On peut imaginer qu’une activité difficile sera plus tard jugée plus intéressante car l’enfant rêvassera moins et se découvrira mettre plus d’efforts à la tâche. Mais ce n’est qu’un exemple.
  • questionnaires d’utilisateurs : réalisés pour améliorer notre approche, provenant des enseignants mais aussi des élèves.