Plushes

Nous vous présentons ici les différentes peluches que nous utilisons lors de nos interventions. Pour chacune d’entre elles, vous trouverez une fiche d’activité à télécharger, suggérant les « défis » à relever par l’enfant lors de leur manipulation, et expliquant les concepts scientifiques sous-jacents.

Les peluches neurones

Les premières peluches a avoir été utilisées dans le cadre de nos interventions Cogni’Junior sont celles d’Alicia Lefebvre, artiste et présidente de l’association Emotions Synesthètes.  La peluche reprend l’anatomie d’un neurone (pour un parallèle avec un vrai cliché de cellule, voir ici).

> Le soma (2) contient le noyau de la cellule ainsi que ses gênes et chromosomes

> Les dendrites (1) sont des ramifications recevant les signaux électriques et chimiques en provenance d’autres neurones. Les perles en forme de tube illustrent les récepteurs de neurotransmetteurs. Sur la peluche ici en photo, les perles sont à cheval entre les dendrites et le soma. Par souci d’exactitude scientifique, les nouvelles peluches sont réalisées en plaçant les récepteurs exclusivement sur les dendrites.

> L’axone (4), lui, a pour fonction de transmettre le signal électrique du neurone, commandé dans le soma (2) et partant du cône d’émergence (3). Dans le cerveau, de nombreux neurones sont myélinisés : leurs axones sont entourés d’une gaine de myéline (5), surface lipidique accélérant la transmission de l’information. La peluche a des petits boudins représentant les différents manchons de myéline séparés par des noeuds de Ranvier, endroit où le tissu est plus resserré (6).

> Les terminaisons synaptiques (7), au bout de l’axone, contiennent des neurotransmetteurs permettant une transmission chimique de l’information d’un neurone à l’autre : ce sont les petites perles fixées sur la peluche.

De manière cruciale, les neurones en peluche sont équipés de scratch, ce qui permet d’illustrer la connexion ou formation de synapses entre deux neurones. La manière dont on peut joindre deux peluches correspond au sens de transmission de l’information neuronale : des dendrites aux terminaisons synaptiques. Ainsi, on peut seulement scratcher les terminaisons synaptiques d’un neurone avec les dendrites d’un autre ! On peut cependant scratcher plusieurs peluches ensemble, selon sa dextérité et créer ainsi des réseaux.

Télécharger l’activité

 

Inspirée par l’histoire de Mimi la microglie et par le travail artistique d’Alicia Lefebvre, Héloïse Théro a voulu prolonger cette initiative et créer des peluches représentant les cellules gliales.

 

Les microglies

Comme les véritables microglies, les peluches présentent un corps cellulaire allongé, dont partent de nombreuses ramifications. Au centre des microglies, la fermeture éclair s’ouvre, contenant de petits morceaux de scratch. Ceux-ci se retrouvent sur des mini virus et bactéries (eux aussi cousus main). Une fois le contact établi, les virus sont engloutis par la microglie : autrement dit, ils sont phagocytés !

 

Télécharger l’activité

 

Les astrocytes

Les peluches astrocytes ont une forme d’étoile (comme l’indique l’étymologie du mot !). Plusieurs dispositifs permettant d’illustrer les différentes fonctions de cette cellule gliale. La pince permet de les accrocher à un tube rouge représentant un vaisseau sanguin, tandis que des boutons de pression sont à apparier avec ceux d’un neurone ou d’une autre cellule gliale. En effet, les astrocytes puisent de l’oxygène et des nutriments dans le sang afin de les redistribuer aux autres cellules. Des aimants, placés sur d’autres parties de la cellule permettent aux astrocytes d’être connectées entre elles. En réalité, elles forment des connexions physiques appelées « jonctions communiquantes ».

Télécharger l’activité

 

 

Les oligodendrocytes et cellules de Schwann

Ces cellules permettent de créer la gaine de myéline, qui s’enroule autour de l’axone des neurones. La myéline accélère la transmission des messages électriques qui parcourent les neurones. La peluche figurant sur l’image fait partie de la famille des oligodendrocytes : ses différents prolongements permettent de myéliniser plusieurs neurones dans le système nerveux central (composé du cerveau, du cervelet, du tronc cérébral et de la moelle épinière).

Les cellules de Schwann assurent la même fonction que les oligodendrocytes, mais dans le système nerveux périphérique. Elles ne peuvent en revanche myéliniser qu’un seul neurone. Nous avons donc des peluches semblables à celles des oligodendrocytes, mais n’ayant qu’un seul prolongement.

Télécharger l’activité

 

 

> Au fur et à mesure que nos peluches rencontrent enfants et scientifiques, nous continuons à les améliorer. Notre unique objectif est d’arriver à amuser les premiers tout en représentant fidèlement les découvertes des seconds sur l’univers fascinant qu’est notre cerveau. Nous sommes ouverts aux suggestions.