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Collaboration MOOCS

Cogni’Junior a contribué à deux MOOCS entre fin 2017 et début 2018. Retour d’expérience.

par Adeline Lucchesi et Christophe Rodo

 

Education par la recherche : Neurosciences à l’école

Cette année encore, Cogni’Junior répond présent au rendez-vous des Savanturiers et plus particulièrement à l’équipe dynamique composée de Fabien, Régis et Camille. De nombreux membres de notre association ont contribué à ce MOOC. Roselyne, Jessica et Adeline ont créé et/ou présenté du contenu, notamment pour les extensions. Caroline, Adeline, Christophe et Kevin ont parcouru avec un oeil attentif une grande partie du contenu proposé par les Savanturiers. Quant à l’animation, Adeline, Christophe et Kevin ont répondu à quelques questions du forum et ont suivi les avancées des participants et évalué plusieurs projets. Cette année la principale nouveauté, en vue d’alléger le travail du mooc-eur, correspondait à la production non pas d’une expérimentation de A à Z, mais simplement d’une réflexion anticipative du déroulement du projet. Ce MOOC se proposait donc davantage de donner les clés pour aider les enseignants à amorcer ce travail pré-expérimentation. Le pari était aussi de faire se rencontrer, au moins virtuellement, les mooc-eurs motivés ayant les mêmes centres d’intérêt afin de décupler leur travail et d’augmenter les probabilités que leurs projets aboutissent une fois les 5 semaines du MOOC terminées. Des retours d’expérience et un moment de partage autour d’enseignants et de leurs classes sont prévus, comme d’habitude, lors du Congrès des Savanturiers, qui se déroulera sur plusieurs dates et dans différentes villes.

Une aventure enrichissante que l’équipe de Cogni’Junior a été heureuse de pouvoir itérer.

Apprendre et Enseigner avec les Sciences Cognitives

Adeline

Comme l’an dernier, Jean-Luc Berthier et l’Armée de Terre m’ont offert la possibilité de contribuer aux échanges sur leur MOOC, m’incluant gracieusement à l’équipe pédagogique. J’ai eu l’occasion de partager avec des participants et de laisser transparaître l’attitude curieuse et réflexive qu’un chercheur peut avoir en mettant l’accent sur le sujet d’étude qui préoccupait particulièrement, à savoir les apprentissages scolaires. Un plaisir !

 

Christophe

Cette année, j’ai eu le plaisir d’intégrer l’équipe pédagogique du MOOC “Apprendre et Enseigner avec les Sciences Cognitives” porté notamment par Jean-Luc Berthier et l’Armée de Terre. Mon rôle au sein de cette équipe m’a permis d’être en contact direct avec les participants du MOOC afin de répondre à des questions extrêmement précises, mais toujours très intéressantes à propos de mes sujets de prédilections, la mémoire et les apprentissages. Cette mission passionnante et enrichissante qui a été la mienne au cours de ces quelques semaines, m’a permis de répondre à des questions de fond scientifique assez pointues, tout en me permettant d’exposer le fonctionnement de la recherche en questionnant, entre autres, les participants sur la formulation des questions, la fiabilité des sources et en mettant en avant la démarche scientifique.

 

Les questions d’Adeline : Caroline et le lien entre Ecole et Laboratoire

Caroline Saunier

Adeline, toi qui as un master recherche en sciences cognitives, à ton avis pourquoi les connaissances sur le cerveau ne parviennent-elles pas jusqu’aux enseignants ?

Adeline Lucchesi

Difficile à dire Caroline, j’ai bien un humble avis après un petit temps de réflexion, mais évidemment c’est à prendre avec des pincettes.

C.S.

Je suis enseignante depuis deux ans, j’ai découvert les sciences cognitives par nécessité, (aparté : comment aurais-je pu enseigner à mes élèves sans comprendre comment leur « machine » fonctionne ?). Mais alors comment trouver les bonnes informations ? Ce mot NEUROSCIENCE, il est mis à toutes les sauces ! Et puis, il me semble que les bienfaits de ces apprentissages ne sont plus à prouver, non ?

A.L.

Tout à fait, Caroline, tu soulèves là, deux problèmes majeurs. Le premier c’est le pouvoir des médias et des maisons d’édition qui n’hésitent pas à afficher des recettes miracles pour faire vendre. Les neurosciences apparaissent alors comme la solution à tous les maux de l’école. Bruno Della Chiesa d’Harvard a déjà publié de nombreuses mises en garde à ce sujet car cette surmédiatisation des neurosciences alimente un deuxième problème qui est celui de la création de neuromythes ! Une mauvaise vulgarisation ou des données mal interprétées ou non validées par la communauté scientifique mais pourtant présentées au grand public comme l’ayant été se diffusent comme une trainée de poudre.

C.S.

Mais alors les chercheurs dans tout cela, n’ont-ils pas un rôle actuel un peu différent qu’auparavant ? Une plus grande responsabilité peut-être ? Il semblerait qu’il y ait toujours eu une sorte de méfiance interdisciplinaire entre les sciences cognitives (perçues comme s’intéressant à réduire un apprenant à un simple cerveau) et les sciences de l’éducation (vues comme regorgeant de didacticiens aux grandes convictions sans aucunes preuves scientifiques). Est-ce toujours d’actualité ?

A.L.

Oui bien sûr, et puis chacun y va de ses opinions puisque chacun a gardé enfoui quelque part un souvenir d’élève (sûrement biaisé par sa mémoire, d’ailleurs). C’est normal, mais est-ce que ça aide à prendre « la bonne décision » ? Et puis du coup: Comment identifier la « bonne décision », quels critères lui donner ? Sur des sujets si difficiles car multifactoriels, il peut difficilement y avoir une lecture univoque de la réalité donc on a intérêt à travailler ensemble pour enrichir notre compréhension de cet objet d’étude complexe. Gardons à l’esprit que : « la science ne peut et ne devrait jamais nous dicter notre conduite d’éducateurs, de citoyens et d’êtres humains ». Pas étonnant (mais probablement rassurant) qu’on se dirige de plus en plus vers « une éthique de la communication en neuroscience ».

C.S.

Je comprends l’idée de lecture univoque et cela me fait penser à Edgar Morin qui introduit la pensée complexe en parlant de ce qu’il a appelé le « paradigme de simplification » que Descartes a lui-même déjà évoqué lorsqu’il explique que l’homme a disjoint « le sujet pensant » et « la chose étendue ». Il explique que cela a sans doute permis de grands progrès dans la recherche scientifique de par l’hyperspécialisation. Il en va de même dans la pensée philosophique. Mais cette « disjonction » rend ainsi plus rare la communication entre les deux univers.

A.L.

Edgar Morin parle également d’une « intelligence aveugle qui détruit les ensembles et les totalités ».

C.S.

Pourtant il faut bien que certaines choses changent ! Car comme nous le disent Lanoë, Lubin et Rossi suite à leur expérimentation, lorsque les enfants comprennent comment fonctionne leur cerveau, ils apprennent mieux. Ceci est un fait et n’est plus à prouver.

A.L.

Complètement, et tu as raison ; l’école a besoin d’évoluer à la lumière de ces découvertes mais de nombreux freins sont encore à lever notamment celui que nous explique Stanislas Dehaene avec son expérimentation sur la lecture et les conclusions suivantes : « Notre conclusion sera donc très simple : la science de la lecture est solide ; les principes pédagogiques qui en découlent sont aujourd’hui bien connus ; seule leur mise en application dans les classes demande encore un effort important ».

C.S.

Mais alors tu veux dire par là que la théorie n’est pas
toujours reproductible en pratique ? Tu ne crois pas que cela vienne du fait qu’en laboratoire on parvient à maîtriser presque tous les paramètres, ce qui n’est pas le cas dans la réalité du terrain, surtout en travaillant avec « de l’Humain » ?!

A.L.

C’est plus complexe que cela… Idéalement, et c’est un peu le parti-pris de Cogni’Junior, si les scientifiques vulgarisent directement leurs travaux et découvertes on peut peut-être réduire les dérives de simplifications hazardeuses. On doit changer de manière de penser, accepter d’être déstabilisé, de faire face à certaines dissonances cognitives. Avoir une attitude réflexive et critique face aux informations. Travailler en équipe peut y aider (mais attention à la pression sociale, biais de désirabilité et de conformité…). En tout cas je pense que notre pensée évolue plus facilement dans la collaboration. On s’en rend compte tous les jours chez Cogni’junior, non ? Bien que cela reste anecdotique !

C.S.

Oui c’est bien vrai, mais tout de même n’y a-t-il pas quelque chose qui pourrait être fait au niveau de la formation initiale ? Il est difficile de juger du contenu d’un master mais le MEEF (métier de l’enseignement, de l’éducation et de la formation) ne m’a pas apporté beaucoup d’outils pratiques pour enseigner dans ma classe pour la première fois. En Suisse la formation dans les hautes écoles pédagogiques dure jusqu’à cinq années pour pouvoir devenir enseignant. Et les enseignants du secondaire sont obligés d’enseigner plusieurs disciplines (jusqu’à cinq). Cela me paraît tout de même plus cohérent.

A.L.

Effectivement il y aurait à dire et à faire sur le sujet, je pense avant tout que l’apprentissage du travail en équipe devrait être une priorité. La collaboration entre pairs permettrait de sortir de cette sorte d’immobilisme. Mais aussi cultiver l’approche scientifique (esprit critique et attitude réflexive). La théorie ne doit pas être martelée comme étant la vérité. Elle permet juste de prendre de la hauteur pour mieux analyser le terrain, se trouver sur les épaules du géant en quelque sorte. Accepter aussi l’idée qu’être enseignant signifie beaucoup de choses mais pas exactement « la maîtrise » d’un savoir ou d’une pratique.

C.S.

Oui mais alors les chercheurs dans tout cela ?

A.L.

Et bien ils ont aussi leur part de responsabilité. En imaginant une collaboration entre enseignants et chercheurs, le laboratoire ne doit pas être la toute-puissance. La Recherche-Action ou les Labschools sont un bel exemple de collaboration. Les deux entités, classe et laboratire, sont mis sur un pied d’égalité et elles communiquent librement sans qu’une ait plus de poids que l’autre. Il est nécessaire d’instaurer un dialogue et des allers-retours permanents pour réajuster. C’est ainsi que l’on peut avancer.

C.S.

Donc si je comprends bien le fil de notre discussion (qui fait avancer notre réflexion) la question de départ sous-entend que l’information sur le cerveau ne va pas sans embûche du laboratoire universitaire à l’école mais alors qu’en est-il de l’information dans l’autre sens ? L’expertise de terrain de l’enseignant aux chercheurs ? Nous avons des intuitions à force de pratiquer et nous pouvons émettre quelques hypothèses. Mais celles-ci sont-elles vraiment entendues par les labos ? On parle de pratique « evidence-based », est-ce la solution ?

A.L.

Oui on y vient mais pas seulement. Il me semble qu’il faudrait repenser les interactions. Pour cela il faudrait peut-être une entité intermédiaire ou un espace/temps d’intelligence collective qui soit défini et où l’on pourrait utiliser des sources fiables et croiser les regards et les réflexions sans apporter de recette miracle ou artificielle.

C.S.

Je vois ce que tu veux dire, d’un côté un public plus mature, plus conscient, plus sceptique et de l’autre une source d’information plus juste, facilement accessible mais surtout plus « pure » car dénuée de tout aspect mercantile.

A.L.

Oui et on peut dire qu’une réalité est déjà en marche avec de nouveaux acteurs de terrains qui vont de plus en plus vers une relation horizontale où chaque entité apporte sa pierre à l’édifice, son expertise et contribue non seulement à changer le monde de l’éducation mais la façon dont on l’étudie aussi : Cogni’Junior, OCEANA Cognilearner kit, Synlab, CRI, labschool network, …D’ailleurs notre coopération au sein de Cogni’junior fonctionne complètement dans cet esprit puisqu’enseignants et chercheurs sont égaux, leurs questionnements et apports respectifs pris avec autant de sérieux, et toutes nos contributions sont téléchargeables et accessibles gratuitement.

C.S.

Wouah, ça sonne tellement idéaliste cette réalité. Pourtant c’est possible. Alors finalement le fait que les connaissances sur le cerveau rencontrent certaines résistances dans le monde de l’éducation, c’est l’affaire de tous ?

A.L.

Si je dois donner mon point de vue personnel, je pense que oui. Nous sommes tous concernés. Comme le dit Toscani nous devons « combattre la sur-simplification des contenus scientifiques par une attitude réflexive et, surtout, par une étude épistémologique destinée à déterminer l’origine, la logique, la valeur et la portée des contenus de ces connaissances neuroscientifiques. ». L’on doit cependant, c’est mon avis, s’engager dans plus de discussion pour parvenir à se rapprocher d’une société telle que décrite dans cet article, ou ni politiciens, ni formateurs, ni scientifiques ne doivent se rendre complices activement ou passivement, des marchands d’idées fausses. L’heure de la consommation de la connaissance est finie, place à une co-construction des savoirs, dans une démarche sceptique, d’écoute et d’échange bienveillants.

C.S.

– Ca sonne un peu révolutionnaire cette dernière phrase, mais je suis d’accord avec toi et je souhaite reprendre un passage d’Edgar Morin qui me semble permettre de conclure et en même temps d’ouvrir parfaitement cette réflexion : « la difficulté de la pensée complexe est qu’elle doit affronter le fouillis (le jeu infini des inter-rétroactions), la solidarité des phénomènes entre eux, le brouillard, l’incertitude, la contradiction. Mais nous pouvons élaborer quelques-uns des outils conceptuels, quelques-uns des principes pour cette aventure, et nous pouvons entrevoir le visage du nouveau paradigme de complexité qui devrait émerger. » (Morin, 1990, p. 22)

 

Alors, en route pour l’aventure !
Adeline Lucchesi et Caroline Saunier pour le Synlab, Nipédu et Cogni’junior.

Reference bibliographiques et sitographiques
Morin, E. (1990). Introduction à la pensée complexe. Paris: ESF Editeur.
‘Neurosciences et éducation : la bataille des cerveaux.’ (n.d.). Retrieved December 30, 2016, from here
Découvrir son cerveau pour mieux apprendre (PDF Download Available). (n.d.). Retrieved December 30, 2016, from here
La « neuro-éducation » dans les médias : ne soyons pas dupes ! (n.d.). Retrieved December 30, 2016, from here
Innovation in Education: Bridging the Gap between the Lab and Careers in Life Science Companies. (n.d.). Retrieved December 30, 2016, from here

OCEANA – Journal de Bord – conference des jeunes

les élèves de CM2 ont eu la parole !

Les élèves de CM2 ont réussi leur défi : donner une conférence devant un auditoire de 150 personnes dans un amphithéâtre de l’école AgroParisTech de Paris. Leur sujet de présentation était de parler du fonctionnement du cerveau, comment optimiser l’apprentissage ?

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Tous réunis autour du programme OCEANA, par groupe de deux ou trois, ils avaient choisi leur sujet :

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  • le cerveau, sa carte d’identité,
  • Ce qui ne se voit pas à l’œil nu :
  • neurones et
  • cellules gliales,
  • Le cerveau, cet organe complexe, comment fonctionne-t-il ?
    • Les neurones se connectent
    • Les chemins neuronaux se créent
    • Rien n’est figé, le cerveau est plastique et l’on peut apprendre tout au long de la vie,
  • le cerveau, son fonctionnement :
    • Les différentes aires et leurs rôles,
    • Quelles zones du cerveau s’activent lorsque je veux traverser une rue ?
  • le cerveau mémorise, le cerveau apprend : comment l’aider à mémoriser ? Comment optimiser sa mémoire ?
  • Nous avons besoin de nos messagers, les cinq sens : les élèves testent la bonne perception des sens auprès de l’auditoire. Si la vue est brouillée, le cerveau pourra-t-il bien traiter l’information ?
  • Nous avons besoin de réactiver les informations perçues : les élèves ont proposé au public un Jeu de kim,
  • Et le dernier groupe d’élèves demande au public ce qu’ils ont retenu du fonctionnement du cerveau. Le choix s’est porté sur un Jeu de memory, parce qu’en fait, pour « challenger » sa mémoire, on retient s’il n’y a pas de « stress, crainte… », et lorsque l’on est acteur.

 

Bravo aux élèves !

 

Chacun des groupes a confectionné un support pour illustrer le message qu’ils voulaient transmettre : maquette, film, BD, Jeux de cartes…

Bravo encore aux élèves qui ont suscité la curiosité, l’engagement et la participation de leur public. Les retours reçus nous démontrent que l’information a été captée, de nouveaux chemins neuronaux ont été créés par tous, consolidés pour d’autres.

 

Nous tenons à remercier WaxYouth, Jérémie Chaligné initiateur du projet, de son invitation. Le groupe classe et chacun des élèves, en participant à cet événement a expérimenté la prise de parole en public, un vécu qui ne peut que leur servir dans leur avenir.

Auteur: Isabelle Malet

OCEANA – Journal de Bord – bonus

Des nouveautés dans le programme

 L’arrivée de la classe de CP
Nous avons eu le plaisir de voir démarrer une classe de CP de Paris. Ils ont donc commencé par les questionnaires. 
Un challenge pour un si jeune âge, il faut suivre la ligne pour répondre, comprendre la question. Cela prend du temps mais les enseignantes Isabelle et Marie-Odile sont motivées, impatientes de voir les résultats des questionnaires. 
Elles ne sont pas les seules, les élèves semblent aussi répondre particulièrement consciencieusement à l’exercice. Ils veulent comprendre les questions au mieux pour y répondre au mieux. Une surprise !
 Début des questionnaires d’autoévaluation
Dans les classes, les questionnaires d’ « autoévaluation de l’activité » ont été réalisés pour la première fois. Pour Caroline, ce fut après une séance de mathématique: La décomposition canonique, et chez Isabelle, ce fut après une séance de calcul mental : soustraction de nombre entier sur ardoise. 
Une surprise attendait Caroline le lundi suivant, les élèves ont réclamé le questionnaire après une autre activité, une évaluation de mathématique cette fois. Avaient-ils besoin d’exprimer leur stress ? De faire part à leur professeur de leur ressenti ? 
Et le mardi, encore. 
Maintenant Caroline est prête ! Elle a les questionnaires photocopiées dans sur le coin du bureau pour répondre à la demande. 
Chez Isabelle, les CM2 ont déjà rempli trois fois le questionnaire, c’est court et apparemment, c’est très apprécié. 
Mais sur quelle corde sensible ou du besoin tirons nous avec ces questionnaires ? 
Du côté de l’équipe, nous avons hâte d’analyser les questionnaires ! 
Jettez un oeil à quelques examples : 

Donders Innovation Voucher

Cogni’Junior a le plaisir d’annoncer que le programme OCEANA est soutenu par le Donders Institute, un acteur majeur internationale des recherches en sciences cognitives.

Le Donders Institute pour le cerveau, la cognition et le comportement est un centre de recherche de classe mondiale basé au pays-bas (Nijmegen) dévoué à la compréhension des mécanismes sous jacent à la cognition humaine et le comportement sain et pathologique. L’institut regroupe plus de 600 chercheurs de plus de 35 pays qui partagent le même but commun de contribuer à l’avancement des recherches autour du cerveau, de la cognition et du comportement et d’améliorer la santé, l’éducation et la technologie en utilisant des techniques avancées. Les missions de l’institut inclus la conduite de recherche interdisciplinaire d’excellence à l’interface unique des processus génétiques, moléculaires, et cellulaires d’un côté et computationelle, des analyses des neurosciences du comportement et de la cognition au niveau des systèmes d’un autre côté. Quatre thématiques de recherches sont étudiés:

Langage et Communication
Perception, Action et Controle,
Plasticité and Mémoire
Réseaux cérébraux et communication neurorale

Les recherches conduitent à l’institut ont des applications potentielles et des bénéfices sociétales dand des domaines clés :

Education
Santé
Technologie
Alimentation

En valorisant l’impact societal du Donders Institute, le program OCEANA a été récompensé d’une bourse d’innovation du Donders (Donders Innovation Voucher).
Spécialement, le Donders soutient la création d’une version physique du kit Cogni’Learner, finance le pilote de l’expérience (OCEANA année 0) et finance la création d’une vidéo de présentation. Le but est de distribuer le kit au sein du système d’éducation Néerlandais.

Le kit contiendra:

Une clé usb avec tous les documents d’enseignement en néerlandais, français et anglais:
– un conte expliquant comment les neurones fonctionnent (mimi la microglie),
– une série de BD sur la mémoire, l’attention, les émotions, l’empathie, le stress et les fonctions exécutives, expliquant la physiologie et neurologie derrière ces fonctions et comment les contrôler
– deux livres (enseignant et élèves) avec les documents pour réaliser la séquence d’apprentissage
deux indispensables jeux inventés spécialement pour le kit physique en mousse coupée au laser :
– un puzzle du cerveau,
– un set de 10 neurones interagissant les uns avec les autres.

OCEANA : quésako?

OCEANA pour Optimisation des Capacités d’Ecoute et d’Apprentissage par les Neurosciences Appliquées.

 

En quoi consiste le programme OCEANA ?

 

Comme son nom l’indique ce programme a pour objectif de sensibiliser les élèves à la perception de leurs états mentaux. Ils deviennent alors acteurs de leur apprentissage en pouvant essayer de réguler ce qui interfère avec leurs apprentissages.

 

Dans ce programme, l’École et la Recherche se rencontrent. Les chercheurs accompagnent les enseignants, les enseignants se soutiennent entre eux et chaque acteur du changement trouvent des partenaires. Aucun des partenaires n’innovent seuls, ce qui permet de :

– réduire les embuches

– innover avec une meilleure qualité

– obtenir des résultats partageables.

 

Ces acteurs du changement peuvent être de profils variés. Par exemple, des designeurs peuvent ressentir le besoin de créer des produits éthiques et responsables pour les générations futures, comme Charlotte Cherel qui nous a contacté avec son idée qui a fait débuter le projet. Ils font ainsi appellent aux scientifiques pour les aider dans la réalisation de leur projet. OCEANA est ainsi l’aboutissement d’un long travail réfléxif mêlant plusieurs univers et dont l’objectif premier est un impact positif et durable sur les méthodes d’apprentissage des enfants.

 

 

Qui sont les acteurs du programme OCEANA ?

 

  • COGNI’JUNIOR :  initialement projet de doctorants en sciences cognitives et neurosciences souhaitant vulgariser leur savoir. Il est aujourd’hui aussi composé d’enseignants et développe son axe Recherche – Action, en accompagnant des enseignants souhaitant essayer des nouvelles methodes d’apprentissage basées sur la présentation des neurosciences en classes. Les contenus scientifiques presentés sont mis en place avec les scientifiques qui les aident également à tester l’effet de leur methode au plus proche du questionnement de l’enseignant pilotant l’expérience.

 

  • TOUS LES ENSEIGNANTS QUI LE SOUHAITENT : Si cognijunior s’engage dans cette aventure, c’est que l’équipe imagine une utilisation ouverte du matériel créé. Pour cela, il faut que l’utilisation ne nécessite pas de connaissance initiale en science cognitive. C’est dans cette optique, que l’équipe se donne du temps, une année entière pour valider le matériel, d’intégration des retours d’utilisation et d’amélioration. Il en résultera un programme inédit, sur-mesure, réaliser pour et avec les enseignants. Après cette validation « terrain », il s’en suivra une sensibilisation à la méthodologie scientifique afin d’intégrer des moyens de mesurer rigoureusement l’impact du programme et d’en tirer des conclusions (année 3).

 

Les actions de Cogni’Junior

  • création du kit d’enseignement des sciences cognitives :
    • recensement des synthèses d’articles scientifiques centrés sur les termes clés pour s’imprégner des connaissances les plus à jour
    • réalisation des outils supports de validation scientifique du programme
    • réalisation de la séquence d’apprentissage et teste en classe
  • communication avec les enseignants :
    • encadrement des enseignants dans la compréhension des connaissances
    • sensibilisation à la nécessité de la validation scientifique
    • écoute des retours et implémentations dans des nouvelles versions du kit
  • prise de contact et mise en relation avec des partenaires
    • JL Berthier et le groupe « Sciences cognitives, Comment changer l’École »
    • Donders Institute

 

Des réunions régulières de toute l’équipe sont réalisées de manière hebdomadaire. Les outils collaboratifs tels que trello, hackpad, slack, skype facilitent les échanges et le travail à distance au sein d’une equipe internationale respectant le rythme et les emplois du temps de chacun.

Quelles sont les étapes de réalisation de ce programme ? 

 

Pour une réelle validation du programme, un protocole a été mis en place sur 3 années :

 

  • ANNEE 1 :
    • création du kit: partie théorique
    • mise en place dans 3 classes (CP CE2 CM2) au Nord et au Sud de la France
    • traduction en anglais et néerlandais
  • ANNEE 2 :
    • validation de la communauté enseignante de la partie théorique
    • distribution de 300 kits (clé usb + jeu de figurines de neurones) entre la France et les Pays Bas
    • intégration des retours d’utilisateurs
    • création de la partie pratique du kit
    • préparation de la validation scientifique
  • ANNEE 3 :
    • mise en place de la validation scientifique
    • collaboration avec des partenaires académiques
    • formations dans les écoles si nécéssaires/création de vidéos tutoriels.

OCEANA : appliquer les neurosciences en classe ?

CONSTATS

Notre société évolue à un rythme soutenu, à l’image des développement des nouvelles technologies. Celles-ci se veulent toujours plus attractives et addictives. Des transformations s’opèrent déjà en profondeur chez les jeunes générations que les enseignants trouvent de plus en plus difficile à « canaliser« . Ainsi l‘école fait face à une profonde remise en question : chefs d’établissement, enseignants, parents et accompagnants sont  nombreux à réfléchir à des solutions. Ils assistent à des conférences ou colloques d’experts, de chercheurs ou de pédagogues qui innovent  (interventions  de François Taddéi ou Stanislas Dehaene) pour mieux comprendre les phénomènes d’apprentissage et repenser les stratégies à appliquer en classe. Parmi les préoccupations de premier plan nous retiendrons notamment : 
Comment optimiser l’écoute et la concentration des élèves ?
Quelles stratégies adopter par les élèves et les enseignants pour optimiser les apprentissages ?

APPORTS DES NEUROSCIENCES

 
Aujourd’hui, ces interrogations sont également soulevées et étudiées par tout un pan de la recherche en sciences sociales, sciences cognitives et neurosciences et tout particulièrement à leur carrefour. Loin de produire des formules miracles, elles peuvent cependant compléter la formation du corps enseignant et informer et éclairer politiciens et chefs d’établissement quant aux directions qu’ils prennent. Ainsi, de plus en plus de partenariats entre des Laboratoires de Recherche et des Ecoles se mettent en place, donnant lieu à des Recherche – Action, où les deux entités sont à long terme gagnantes. Plusieurs grandes fonctions du cerveau sont pertinentes dans le cadre des apprentissages : l’attention, la mémoire, ou encore la régulation des émotions, en particulier concernant la motivation, le stress et le bien-être à l’école. Certaines recommandations ont d’ores et déjà été proposées par les chercheurs sur base d’accumulation de données scientifiques (par exemple que dormir suffisamment permet de mieux retenir les informations apprises). Helas, dans cette dynamique de grande demande provenant du corps enseignant, d ‘autres entités viennent vendre des méthodes non validés scientifiquement. Il faut donc prévenir ces dérives en offrant des outils qui ont été créés et validés par des scientifiques.
Nous nous basons sur de multiples recherches qui montrent que :
  • Montrer comment le cerveau et les apprentissages fonctionnent permet d’améliorer les performances scolaires, surtout chez les jeunes de milieu défavorisé : Dekker & Jolles, 2015; Paunesku et al., 2015; Claro & Dweck 2016
  • Il est important d’apprendre à réguler le stress et les émotions pour le developpement du cerveau : Hedges & Woon, 2010
  • Comprendre le fonctionnement de l’attention, les fonctions executives et les émotions et les réguler impactent l’apprentissage et les compétences socio-emotionnelles importantes pour l’avenir professionel : Diamond 2010, 2011; Schonert-reichl et al., 2015; Deheane – 2014, Houdé – programme scholaire en cours 2017

OCEANA : les outils

Designeurs, enseignants, éducateurs et chercheurs collaborent en équipe pluridisciplinaire pour s’engager dans une démarche d’enseignement « neuro-responsable » : le contenu et l’utilisation entre dans une demarche de validation scientifique réalisée par les acteurs du programme.

Le kit d’enseignement : 3 objectifs

1) percevoir

Les enfants ont déjà de nombreuses certitudes en lien avec un savoir véhiculé qui n’est pas toujours le fruit de recherches scientifiques. Ainsi la première partie du programme OCEANA consiste en l’élaboration chez les élèves d’une démarche de questionnement sur les connaissances scientifiques du cerveau. La pédagogie choisie est la pédagogie coopérative qui permet un engagement actif dans la tâche à accomplir. Les élèves interagissent et aboutissent à de nouveaux questionnements partagés.
D’autres activités permettent de découvrir par soit même ou d’apprendre à percevoir ses états mentaux, dans une démarche de questionnement scientifique, basé sur l’expérience.

2) comprendre

De nombreux outils ludiques ont été construits pour amener le savoir scientifique de manière non magistrale. Le vocabulaire qui peut être compliqué à retenir est donc présenté à l’intérieur de BD, de contes ou de jeux.
Il reste à l’enseignant d’engager une démarche de lecture ou d’utilisation interactive avec les élèves. Les outils apportent plus d’information que nécéssaire pour permettre une compréhension profonde (faire des liens entre les notions favorisent la mémorisation à long terme). Il est important de pointer avec les essentiels transmis après l’utilisation des outils.

3) réguler

Des exercices pratiques ou des astuces sont proposés dans le kit d’enseignement pour apprendre à réguler ses états mentaux. Ils sont multiples et dependent des concepts abordés mais plus improtant, ils ont été choisies car des études ont montrés leurs effets. N’hésitez pas à continuer à faire pratiquer ses exercices en dehors de la séquence d’apprentissage. 

Le contenu du kit

Le kit comprend 12 séances d’environ 1h, c’est un minimum. A vous de voir comment vous souhaitez l’adapter à votre pratique d’enseignement. Vous pouvez faire des séances plus courtes et doubler le nombre de séances, sectionner et prendre plus de temps sur chaque activités. Vous pouvez aussi choisir un ordre de présentation différents ou choisir de présenter les concepts qui vous intéresse d’avantage.

Nous vous donnons un guide, mais vous pouvez le voir comme un menu, si vous souhaitez faire « à la carte ».

Dans le kit nous présentons :

  • le stress
  • la neurobiologie : les neurones, leur communication, qu’est ce que « apprendre »?
  • les fonctions cognitives liés à l’apprentissage : mémoire, attention, inhibition/contrôle, émotions
  • les besoins du cerveau : sommeil, alimentation, sport …
Pour cela nous utilisons:
  • un conte
  • des bd (11)
  • des jeux (4)
  • des activités de découvertes collaboratives
  • des activités de mise en pratique
A l’issu de cette séquence, les élèves auront cheminé à travers des connaissances neuroscientifiques complexes. Ils auront affiné leurs représentations et seront prêts pour un engagement cognitif actif, base de tout apprentissage.
Les objets de Charlotte Cherel
Nous mettons en lumière les objets imaginés par Charlotte Cherel, jeune designer avec qui nous avons brainstormé et que nous avons conseillé. Ces objets présentent de nombreuses caractéristiques d’intérêt pour l’exploitation en classe. L’approche particulièrement individualisante (chaque enfant a son kit) souhaite renforcer l’appropriation et l’utilisation autonome (quand l’enfant en sent le besoin) des objets. Avoir un objet physique permet de focaliser son attention sur l’exercice de mise au calme.
Trois objets liés à trois exercices de mise au calme :
1 – LA FIGURINE  – La représentation du corps avec les points d’arrêt marqué en relief, facilite la réalisation d’exercices comme le « body scan » ou « d’encrage dans le sol » lié à la présence attentive. L’enfant pourait ainsi fermer les yeux et toucher l‘objet pour se « promener dans son corps ».  
2 – LE GALET –  Il a la propriété d’être dans un matériau thermosensible, et change de couleur au toucher. Ainsi, si l’enfant se sent submergé par une émotion (sans jugement de valeur sur la nature de l’émotion, qu’elle soit donc de la joie, de la colère ou de la tristesse) l’enfant peut prendre le galet dans ses mains comme pour mettre dedans toute son émotion. En changeant de couleur, le galet symbolise pour l’enfant cette extériorisation des émotions. 
3 – LA PLAQUE TENDUE – La relaxation corporelle : les enfants ont parfois du mal à comprendre comment se détendre, se calmer, rester tranquille. Cette plaque semi-rigide vient s’assouplir avec la chaleur. L’enfant peut la poser sur son ventre ou ses genoux et se projeter dans cet effet d’assouplissement

OCEANA : les références

Retrouvez toutes nos lectures autour de la construction du programme OCEANA:

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Les questionnaires :

Voici une liste de questionnaires utilisés en recherche pour étudier la méditation et l’éducation à travers la littérature. Si vous souhaitez en utiliser, vous devez vérifier la liberté d’utilisation (licence), si le questionnaire a une utilisation clinique ou scolaire ou autre : les questions peuvent être orientées et ne pas être adaptées à votre étude et peut être si il existe une version française validée. Souvent vous pouvez également trouver des versions longues ou courtes. Enfin vérifiez que les questions sont adaptées à votre groupe d’âge (complexité des questions).

Pour plus d’info

AFTCC : Association Française de Thérapies Cognitivo-Comportementales

Laboratoire INSERM Research Center for Epidemiology and Biostatistics de l’Université de Bordeaux : Etude en cours pour évaluer les effets de la méthode « L’attention, ça marche ! » sur la réussite scolaire et le bien-être des enfants à l’école.

Adèle DIAMOND

Références principales (voir autres questionnaires et mesures utilisés)

Dans la littérature nous nous sommes penchés sur la revu de SA Krawietz

Flook, L., Goldberg, S. B., Pinger, L., Davidson, R. J. (2015). Promoting prosocial behavior and self-regulatory skills in preschool children through a mindfulness-based Kindness Curriculum. Developmental Psychology, 51(1), 44–51. http://doi.org/10.1037/a0038256

Mendelson, T., Greenberg, M. T., Dariotis, J. K., Gould, L. F., Rhoades, B. L., Leaf, P. J. (2010). Feasibility and Preliminary Outcomes of a School-Based Mindfulness Intervention for Urban Youth. Journal of Abnormal Child Psychology, 38(7), 985–994. http://doi.org/10.1007/s10802-010– 9418-x

Schonert-reichl, K. a, Oberle, E., Lawlor, M. S., Abbott, D., Thomson, K., Diamond, A. (2015). Enhancing Cognitive and Social–Emotional Development Through a Simple-to- Administer Mindfulness-Based School Program for Elementary School

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Bei, B., Byrne, M. L., Ivens, C., Waloszek, J., Woods, M. J., Dudgeon, P., … Allen, N. B. (2013). Pilot study of a mindfulness-based, multi-component, in-school group sleep intervention in adolescent girls. Early Intervention in Psychiatry, 7(2), 213–220. http://doi.org/10.1111/j.1751-7893.2012.00382.x

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Demarzo, M. M. P., Montero-Marin, J., Cuijpers, P., Zabaleta-del-Olmo, E., Mahtani, K. R., Vellinga,  a., … Garcia-Campayo, J. (2015). The Efficacy of Mindfulness-Based Interventions in Primary Care: A Meta-Analytic Review. The Annals of Family Medicine, 13(6), 573–582. http://doi.org/10.1370/afm.1863

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Flook, L., Goldberg, S. B., Pinger, L., & Davidson, R. J. (2015). Promoting prosocial behavior and self-regulatory skills in preschool children through a mindfulness-based Kindness Curriculum. Developmental Psychology, 51(1), 44–51. http://doi.org/10.1037/a0038256

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Meiklejohn, J., Phillips, C., Freedman, M. L., Griffin, M. L., Biegel, G., Roach, A., … Saltzman, A. (2012). Integrating Mindfulness Training into K-12 Education: Fostering the Resilience of Teachers and Students. Mindfulness, 3(4), 291–307. http://doi.org/10.1007/s12671-012-0094-5

Mendelson, T., Greenberg, M. T., Dariotis, J. K., Gould, L. F., Rhoades, B. L., & Leaf, P. J. (2010). Feasibility and Preliminary Outcomes of a School-Based Mindfulness Intervention for Urban Youth. Journal of Abnormal Child Psychology, 38(7), 985–994. http://doi.org/10.1007/s10802-010-9418-x

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Schonert-reichl, K. a, Oberle, E., Lawlor, M. S., Abbott, D., Thomson, K., & Diamond, A. (2015). Enhancing Cognitive and Social–Emotional Development Through a Simple-to-Administer Mindfulness-Based School Program for Elementary School Children: A Randomized Controlled Trial. Developmental Psychology, 51(1), 52–66. http://doi.org/10.1037/a0038454.Enhancing

Sibinga, E. M. S., Perry-Parrish, C., Chung, S., Johnson, S. B., Smith, M., & Ellen, J. M. (2013). School-based mindfulness instruction for urban male youth: A small randomized controlled trial. Preventive Medicine, 57(6), 799–801. http://doi.org/10.1016/j.ypmed.2013.08.027

Snel, E. Calme et attentif comme une grenouille : La méditation pour les enfants…avec leurs parents. Paris : Arènes.

Zenner, C., Herrnleben-Kurz, S., & Walach, H. (2014). Mindfulness-based interventions in schools_a systematic review and meta-analysis. Frontiers in Psychology, 5(June), 1–20. http://doi.org/10.3389/fpsyg.2014.00603